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Lundi 31 mars 2008 1 31 /03 /Mars /2008 03:06
HARARE, 28 mars (Xinhua) -- Les Zimbabwéens vont aller aux  urnes samedi pour élire le chef d'Etat, les parlementaires et les  conseilleurs municipaux.  

     Robert Mugabe, qui est le chef de l'Etat zimbabwéen depuis que  ce pays d'Afrique australe a gagné son indépendance en 1980,  brigue son nouveau mandat présidentiel. Ses principaux rivaux sont le candidat indépendant Simba Makoni, ancien ministre des Finances, et Morgan Tsvangirai, qui représente la grande faction de  l'opposition, le Mouvement pour le changement démocratique (MDC). 

     Voici le bio-portrait de M. Mugabe :  

     M. Mugabe, qui a passé ses 84 ans le mois dernier, est né dans un village à 80 km à l'ouest de Salisbury, (aujourd'hui la  capitale Harare), en Rhodésie du Sud. 

     Au cours de ses études à l'Université de Fort Hare en Afrique  du Sud, il a rencontré des révolutionnaires africains qui  dirigeaient la lutte contre la domination coloniale, dont Julius  Nyerere, président fondateur de la Tanzanie, Herbert Chitepo,  leader de l'Union nationale africaine du Zimbabwe, Robert Sobukwe, fondateur du Congrès panafricain opposé au régime d'apartheid, et  Kenneth Kaunda, président fondateur de la Zambie. 

     Diplômé de l'Université de Fort Hare en 1951 avec un diplôme  BA, M. Mugabe a poursuivi ses études pour obtenir le diplôme BS en économie à l'Université de Londres et plus de cinq diplômes à  l'Université de l'Afrique du Sud.  

     M. Mugabe a été influencé par l'ancien président ghanéen et  pionnier du panafricanisme, Kwame Nkrumah, au moment où il  travaillait comme un professeur au Ghana de 1958 à 1960. En 1960,  il est retourné en Rhodésie du Sud et a adhéré au Parti  démocratique national, interdit plus tard par le régime  d'apartheid. En 1963, il a adhéré à l'Union nationale africaine du Zimbabwe (ZANU), nouvellement établie.  

     En 1964, il a été arrêté pour "un discours subversif", et a  passé dix ans en prison.  

     Avec l'accord de Lancaster House signé le 21 décembre 1979, le Front patriotique composé de la ZAPU (Union des peuples africains  du Zimbabwe) et de la ZANU, dirigées respectivement par Joshua  Nkomo et M. Mugabe, et les autorités sud-rhodésiennes ont convenu  d'établir une nouvelle Constitution pour une nouvelle République  du Zimbabwe, avec la tenue des élections en février 1980.  

     Sorti gagnant des élections en 1980, M. Mugabe a pris le poste de Premier ministre jusqu'en 1987. Après l'abolition du poste de  Premier ministre, il a assumé les fonctions du président exécutif  du Zimbabwe. M. Mugabe a été réélu en 1990, 1996 et 2002.

http://www.french.xinhuanet.com/french/2008-03/29/content_605284.htm

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Lundi 31 mars 2008 1 31 /03 /Mars /2008 03:02

Secrétaire d'Etat à l'Outre-mer, Yves Jégo, a indiqué dimanche que le parquet de Saint-Denis de La Réunion allait faire appel de l'annulation des poursuites judiciaires contre le colonel comorien Mohamed Bacar et les 22 hommes de sa garde rapprochée. Le président déchu d'Anjouan, poursuivi pour entrée illégale sur le territoire français, avait bénéficié samedi d'une relaxe pour vice de forme.

Un porte-parole du parquet a indiqué dimanche ne pas avoir d'informations sur cet éventuel appel.

"Les informations que j'ai en ma possession tendent à démontrer la possibilité d'incrimination", a déclaré M. Jego à la presse. "Je sais que la chancellerie et le garde des Sceaux, Rachida Dati, sont très impliqués pour que les procédures républicaines soient appliquées", a-t-il précisé.

Arrivés mardi dernier à Mayotte, fuyant l'intervention armée de l'Union africaine, Bacar et ses hommes auraient dû être jugés samedi pour entrée irrégulière sur le territoire français et infractions à la législation sur les armes de guerre. Mais le tribunal correctionnel a annulé ces poursuites pour vice de forme. Le parquet dispose de dix jours pour faire appel.

"On voit bien que ce n'est pas du tout une volonté judiciaire", a commenté Me Marie Briot, avocate de la défense en première instance. Le président déchu de l'île d'Anjouan est actuellement placé sous surveillance de la gendarmerie dans un bâtiment militaire à La Réunion et sous le coup d'un arrêté de reconduite à la frontière. Le préfet Pierre-Henry Maccioni avait précisé samedi avoir décidé une assignation à résidence administrative qui permettra à l'OFPRA d'examiner les éventuelles demandes d'asile politique "dans les jours qui viennent".

Dimanche matin, des manifestants d'origine comorienne ont rallié la préfecture pour déposer une motion demandant que le colonel soit renvoyé et jugé aux Comores. A Mayotte, un escadron de gendarmerie mobile est venu renforcer les effectifs, a par ailleurs indiqué la préfecture. Les violentes manifestations du 27 mars liées à la présence du colonel Bacar ont fait 18 blessés, "dont deux sont en observation et un dans un état sérieux". Les auteurs des violences ont été déférés dès vendredi devant la justice et ont écopé de peines d'emprisonnement ferme de quatre mois "au minimum". AP

xnau/mw


Associated Press
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Lundi 31 mars 2008 1 31 /03 /Mars /2008 02:57

LIBREVILLE (AFP) — L'élaboration d'un vaccin d'ici cinq ans et la mise en évidence de la chauve-souris comme "réservoir naturel" de la fièvre hémorragique Ebola, deux avancées qui permettront de mieux la combattre, ont été au coeur cette semaine à Libreville du 4e congrès mondial sur ce virus.

La chauve-souris frugivore a été la "vedette" de la réunion sur les maladies Ebola et Marburg, la première du genre organisée en Afrique.

Quelques semaines après la publication des travaux de l'équipe dont il fait partie, Xavier Pourrut, du Centre international de recherches médicales de Franceville (CIRMF), a mis en évidence que ce rongeur était selon toute vraisemblance le "réservoir naturel" d'Ebola et Marburg.

Cela veut dire que la chauve-souris porte le virus sans y succomber, mais peut la transmettre au singe, à d'autres animaux, ou directement à l'homme.

Cette découverte va permettre de mieux protéger les populations qui vont désormais savoir que la chauve-souris est un vecteur.

"Mais sur le long terme, on va travailler sur ces chauves-souris pour comprendre comment elles se protègent, quel est le mécanisme immunitaire qui leur permet de survivre à l'infection", résume Pierre Formenty, expert des fièvres hémorragiques au sein de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) et membre du comité scientifique du congrès. "Ca peut ouvrir demain de nouvelles avenues pour des vaccins et traitements".

Des vaccins contre Ebola et Marburg pourraient justement voir le jour d'ici "quatre, cinq ou six ans", selon Thomas Geisbert, chercheur américain spécialiste du domaine qui vient de quitter l'armée américains (USAMRIID) pour l'Université de Boston. Les chercheurs ont réussi à développer un "vaccin qui fonctionne sur des singes".

"Il ne s'agit pas d'aller vacciner une population entière, mais on constate que les épidémies d'Ebola s'amplifient à travers les hôpitaux. On pourrait donner le vaccin aux personnels soignants et faire beaucoup de bien simplement en arrêtant la maladie à ce moment-là", souligne le Dr Geisbert.

"Dans les prochaines épidémies, on pourrait vacciner en +post-exposition+. Un peu comme la rage. Le vaccin se développant avant que la maladie ne se développe", explique le Dr Formenty. "Avec un millier de doses, on pourrait arrêter l'épidémie dans l'oeuf", sans avoir à procéder à une vaccination de masse très coûteuse.

"On n'aura jamais un monde sans microbes. On ne va pas éradiquer Ebola et Marburg mais on va vivre avec et on a de solutions", estime le Dr Formenty. "Maintenant qu'on les connaît bien, ces maladies sont relativement faciles à contrôler si les gens sont correctement informés et si des mesures de prévention de base sont prises dans les hôpitaux (...) On pourra ainsi éviter des épidémies importantes en milieu urbain comme en Angola en 2005 (environ 200 morts)".

Quant à l'importance médiatique et financière prise par ces maladies, finalement marginales quant au nombre de morts (entre 600 et 2.500 selon les sources), ce scientifique assure que l'argent consacré à la recherche sur Marburg et Ebola n'est pas très important par rapport à d'autres maladies comme le paludisme ou le sida.

"Le paludisme, la tuberculose, le sida font beaucoup plus de morts. Le paludisme tue tous les jours un millier d'enfants", reconnaît-il. "Mais si on laisse se développer Ebola et Marburg, elles vont être de plus en plus fréquentes. Et se préparer à ce type de maladie permet de se préparer aux maladies émergentes à venir, qui seront peut-être plus graves. Souvenons que dans les années 1960, le sida n'était qu'une maladie émergeante".

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Lundi 31 mars 2008 1 31 /03 /Mars /2008 02:46
Le discours sur la « question raciale » prononcé par Barack Obama le 18 mars dernier à Philadelphie, a été jugé « historique ». C’est sans doute la raison qui pousse déjà certains éditeurs à s’y intéresser. Barack Obama est déjà populaire bien au-delà des frontières américaines et ses paroles n'y sont pas pour rien.

Le texte du discours sera prochainement publié en France sous forme de livre. C’est Charles Dantzig, éditeur chez Grasset, qui en a obtenu les droits auprès du staff de campagne d’Obama lors d’un déplacement à New York. La parution est prévue pour juin prochain dans une collection d’essais chez Grasset. En somme, les politiciens poursuivent bien leur campagne à travers leurs livres.

Néanmoins, pour ne rien vous cacher… une version française de l’intégralité du discours sur la « question raciale » est déjà en ligne et librement accessible sur le site du Nouvel Observateur depuis le 20 mars dernier. Je vous invite à aller l’y découvrir (ou à le lire directement depuis le fichier joint dans notre actualité. Même si Barack Obama n’est pas élu, ses paroles resteront sans doute dans les esprits.

Barack Hussein Obama est né en 1961 à Honolulu, (Hawaii). Sénateur de l'Illinois au Sénat des États-Unis depuis 2005, il porte les couleurs du parti démocrate dans la course à la Maison Blanche. C’est en février 2007 qu’il a déclaré sa candidature à l’investiture démocrate.

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