Dimanche 25 mai 2008
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Communiqué de
presse
26 mai 2008
Article 431-1 du Code pénal : " Le fait d'entraver, d'une manière concertée et à l'aide de menaces, l'exercice de
la liberté d'expression, du travail, d'association, de réunion ou de manifestation est puni d'un an d'emprisonnement et de 15 000 euros d'amende. Le fait d'entraver, d'une manière concertée et à
l'aide de coups, violences, voies de fait, destructions ou dégradations au sens du présent code, l'exercice d'une des libertés visées à l'alinéa précédent est puni de trois ans d'emprisonnement
et de 45000 euros d'amende."
Le samedi 10 mai dernier, sur les quais des Chartrons, les agents de la police
nationale nous ont interdit par la force l'accès à une manifestation publique, accessible pour tous les citoyens.
Cette manifestation, organisée par la Mairie de Bordeaux, s'est déroulée en
présence de la Gouverneure Générale du Canada.
Un véritable drame a été évité grâce au sang-froid et au sens des responsabilités
des citoyens refoulés.
Nos droits civiques ont été piétinés et violés.
Il ne s'agit donc ni de politique, ni de mémoire ou de traite des noirs mais du
respect de la loi par ceux qui sont en responsabilité de l'appliquer.
J'ai porté plainte ce 26 mai, en mon nom personnel, contre le Maire de Bordeaux et
le Préfet de Gironde, pour «entrave à la liberté de circulation» prévue par l'article 431-1 du Code Pénal.
Je le fais d'abord pour faire respecter mes droits
constitutionnels.
Je le fais aussi pour les enfants qui ont assisté à l'incident. J'avais mon fils de
5 ans dans les bras. Personne ne peut souhaiter donner à ses enfants l'image d'un paria.
Je le fais aussi pour toutes les personnes qui étaient présentes à nos cotés et
pour celles nombreuses qui s'en sont émues.
J'ai défendu et assumé la présence récente du Maire de Bordeaux à une
manifestation, malgré les critiques et agressions verbales dont j'ai été victimes.
J'estime que la ligne rouge a été franchie.
Et je demande à la justice de mon pays de dire que l'impunité n'est pour
personne.
L'affaire sera suivie par Me El Hadj Kounta, avocat au Barreau de
Bordeaux.
Karfa Diallo-
Président de DiversCités, Fondation
Européenne du Mémorial de la traite des noirs
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discours»
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"un peuple sans mémoire est un peuple sans avenir" Aimé Césaire
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