Partager l'article ! France/Expulsions : Comité de soutien et rassemblement devant le 25 rue de l'Echiquier - Paris: Après leur expulsion suite à un arrêté de pér ...
Vos contacts au sein de l'APPA :
Courriel officiel :
appa@presseafricaine.info
Louis Keumayou (Président)
Tél. : +(336) 37 82 52 59 et
louis.keumayou@presseafricaine.info
James Ngumbu (Secrétaire Général)
Seidik Abba (Chargé de Mission)
:
Tél. : +(336) 740 756 78 et
seidik.abba@presseafricaine.info
Ils appellent à la constitution d’un comité de soutien,
et à un rassemblement samedi 6 février à 17H, sur place.
Samedi 6 février devant l’immeuble, à 17h.
Note et commentaires sur
Les évènements du 25 rue de l’Échiquier :
LE RAPPEL DES FAITS
Dix-neuf sans-abri ont trouvé refuge depuis trois à six mois au 25 rue de l’échiquier, grand immeuble vacant depuis plusieurs années, sur lequel doit être construit un
important programme de logements sociaux, par la SA HLM « la Sablière », liée à la SNCF.
Les artistes du « Théâtre de verre », ont occupé les locaux dans la cour et ont rendu les lieux fin 2007. Il restait dans l’immeuble trois locataires en titre, pour lesquelles le relogement
tardait.
Les sans abris vivaient paisiblement, et les relations avec les locataires étaient bonnes.
Jeudi 28 janvier, un départ de feu a eu lieu dans la cage d’escalier, du 27 rue de l'échiquier, sans conséquences sur les logements occupés.
A cette occasion, les trois locataires en titre encore dans les lieux sont placées dans des hôtels, (elles ont eu depuis des propositions de relogement et vont être logées dans le
quartier).
Après le départ des pompiers, dans la soirée du 28 janvier, « La Sablière » envoie des vigiles qui entreprennent de terroriser les occupants. Ils sont armés de chiens de garde (pitbull,
berger allemand), sans muselière. Ils provoquent une bousculade. Deux occupants sont hospitalisés. D’autres qui sont sortis pour accompagner leurs copains, ou faire des courses sont bloqués
illégalement par les vigiles. Ils leur refusent l’accès à leur logement. C’est une expulsion manu militari, sans jugement d’expulsion, totalement illégale.
7 habitants décident alors de rester dans leur logement le plus longtemps possible. Ils savent que s’ils sortent, ils sont à la rue. Les « résistants » sont ravitaillés par la
fenêtre, par les expulsés, qui sont restés solidaires, et qui passent leurs nuits sous le porche de la poste voisine.
Samedi 31 janvier, Droit Au logement est informé de la situation. Les vigiles refusent toujours le retour des occupants dans leur logement. Des tentes et des sacs de couchage
sont installés, lundi soir. La sablière refuse de réintégrer les occupants en niant leur existence.
Mardi, un premier rassemblement est organisé auquel participent les Jeudi Noirs et des artistes du « Théâtre de verre ». Juristes et avocats commencent à travailler pour saisir la justice et
demander une réintégration au juge d’un côté et suivre des plaintes en pénal des expulsés.
Pendant ce temps, les vigiles détériorent délibérément les locaux. Ils font du feu dans une pièce voisine des logements encore occupés, détruisent les installations électriques, et des
tuyauteries, de telle sorte à rendre les lieux inhabitables et dangereux. Face à la police, ils prétendent que les occupants ont causé ces dégradations.
Mercredi 3 février, la Préfecture de Police prend un arrêté de péril imminent sur l’ensemble de l’immeuble, et d’importantes forces de police expulsent les derniers occupants, en plein hiver.
Aucun huissier n’est mandaté pour faire l’inventaire des biens des expulsés, qui sont laissés aux mains des vigiles. Les occupants sont évacués sans que leur soit remis un procès-verbal faisant
l’inventaire des biens qu’ils laissent dans leur logement. Contrairement, aux engagements pris, les autorités ont laissé les affaires sous la responsabilité des vigiles.
Cette évacuation administrative, cautionne ces méthodes de voyous et donne raison à ceux qui ont commis les délits. Des plaintes ont été déposées.
La SA HLM la Sablière propose alors d’héberger les 7 occupants qui tenaient le siège, pour une semaine. Ils refusent, car ils sont solidaires des copains qui les ont soutenus et savent qu’au bout
d’une semaine c’est à nouveau la rue. D’autres tentes sont installées. Actuellement, il y a 14 tentes, et 19 expulsés, car l’un d’entre eux vient de sortir de l’hôpital, où il était en soins
prolongés.
Jeudi 4 février, les expulsés improvisent une marche dans le quartier en direction de la mairie du 10e, avec le DAL.
Une délégation est reçue par le directeur de cabinet, et l’adjoint au logement.
Les expulsés sont déterminés à poursuivre le mouvement jusqu’à et demandent :
C’est pourquoi nous
appelons à la création d’un comité de soutien, et à un rassemblement de solidarité et d’humanité :
Samedi 6 février à 17h
Devant le 25 rue de l’Échiquier – Paris
M° Strasbourg St Denis
Contacts
SOS Expulsion : +336 16 12 55 27
Presse : Julie +336 58 14 86 23
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