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Mardi 2 février 2010 2 02 /02 /Fév /2010 12:47

A l’occasion de la Journée mondiale contre le cancer, les experts appellent à une meilleure prise en charge du cancer dans les pays les plus pauvres

 

-- Tandis que l’incidence des cancers et le nombre de décès ne cessent d’augmenter dans les pays en voie de développement, on assiste à une amélioration de la situation dans les pays les plus riches--

 

(Paris, 2 février, 2010) -- A l’occasion de la Journée mondiale contre le cancer du 4 février 2010, les experts chargés de mesurer la progression de la lutte contre le cancer à travers le monde, ont posé un diagnostic clair : à l’heure où la prévention, le diagnostic et l’accès à des traitements anticancéreux efficaces et sophistiqués s’intensifient jour après jour dans les pays du monde les plus riches, les pays à faibles ou moyens revenus font actuellement face à une augmentation importante du nombre de cas de cancers. La population de ces pays disposent par ailleurs d’un accès limité, voire nul, à la prévention, aux traitements et aux soins, y compris aux soins palliatifs de base nécessaires à la prise en charge de la douleur. On assiste par conséquent à une fracture considérable entre les pays développés et les pays émergents dans le domaine de la prise en charge du cancer, une fracture qui ne cesse de s’intensifier et qui menace les efforts menés jusque-là au niveau mondial dans la lutte contre la maladie.

 

Dès à présent, les pays à faibles et moyens revenus recensent à eux seuls plus de la moitié des nouveaux cas de cancer et plus de 60 % des décès par cancer à travers le monde. À l’heure actuelle, le cancer tue plus que le SIDA, la tuberculose et le paludisme réunis. Avec l’augmentation rapide du nombre de cas de cancers de types différents dans les pays en voie de développement accompagnée d’un accès aux soins spécialisés extrêmement limité, on estime que la mortalité par cancer dans les pays à faibles et moyens revenus pourra être plus de cinq fois supérieure par rapport aux pays industrialisés d’ici la fin de la décennie.

 

Les données issues de la récente étude CONCORD montrent des différences notables dans les taux de survie à travers le monde: les patients des pays les plus pauvres paient un bien plus lourd tribut que les patients atteints de cancers similaires en Europe de l’Ouest, en Amérique du Nord, au Japon ou en Australie - pour qui les progrès dans la prévention, le diagnostic et les traitements ont permis de faire décliner de manière constante et durable la mortalité par cancer au cours des dernières années.

 

Une récente étude de grande ampleur menée par le Centre International de Recherche sur le Cancer, publiée en décembre 2009 dans la revue The Lancet Oncology, a fourni des arguments supplémentaires en faveur de l’augmentation de cette inégalité face au cancer. Cette étude a montré que le taux de survie après diagnostic de cancer du sein était de 12 % chez les femmes en Gambie contre près de 80 % chez les femmes en Corée du Sud. Tandis que 13 % des femmes atteintes d’un cancer du col de l’utérus ont un taux de survie de cinq ans en Ouganda, celui des femmes habitant Singapour est cinq fois plus élevé. En outre, les taux de survie des cancers de l’estomac et du colon dans les pays d’Afrique étudiés représentent seulement 10 % de ceux observés dans les pays les plus développés.

 

« L’augmentation rapide de l’incidence d’un certain nombre de cancers et l’accès extrêmement limité aux outils de diagnostic et aux soins spécialisés dans la plupart des pays à faibles et moyens revenus nous indiquent que nous sommes confronté à un problème de santé mondiale », a déclaré le Docteur Marc Keller de la Ligue nationale contre le cancer (membre de l’ALIAM, Alliance des Ligues francophones africaines et méditerranéennes contre le cancer) dont la mission est de soutenir la recherche, de sensibiliser le grand public et de promouvoir la prévention en matière de cancer. « La diminution du nombre de cas de cancers et l’augmentation des taux de survie dans les pays riches contrastent totalement avec « l’épidémie » de cancer qui sévit actuellement dans les pays les plus pauvres, lesquels souffrent d’un manque cruel d’outils diagnostiques et de traitements», a-t-il ajouté.

 

« Le cancer est une crise de santé publique qui menace les pays en voie de développement », a déclaré Doug Ulman, PDG de la Fondation américaine Lance Armstrong, dont la campagne internationale contre le cancer, intitulée LIVESTRONG™, cherche à endiguer de manière urgente la charge du cancer au niveau mondial en soutenant notamment les 28 millions de personnes atteintes du cancer dans le monde. « Pour faire face à cette crise d’ampleur internationale, il nous faut agir mondialement contre les discriminations et l’image négative véhiculée par le cancer. Il convient également de réduire le risque de cancer, œuvrer pour une meilleure prise de conscience à la fois de la part des patients et des professionnels de santé et augmenter l’accès aux outils diagnostiques et aux traitements spécialisés à travers le monde. » a ajouté Doug Ulman.

 

 

Améliorer l’accès aux outils diagnostiques et aux traitements contre le cancer

 

Les efforts déployés pour augmenter l’accès aux outils diagnostiques et aux traitements spécialisés contre le cancer dans les pays en voie de développement avancent actuellement sur deux fronts, selon le Docteur Joseph Saba, PDG d’Axios, fondation et cabinet de conseil venu en aide à plus de 8 millions de personnes souffrant d’affections sévères à travers le monde grâce à la distribution de traitements appropriés. Certaines initiatives localisées visent à mettre en place des méthodes à faibles coûts et à faible technologie afin d’améliorer le diagnostic précoce de certains cancers, ce qui pourra augmenter de manière considérable l’efficacité des traitements tout en diminuant leur coût.Dans le même temps, un petit nombre de responsables du secteur pharmaceutique se sont également engagés à rendre les traitements liés au cancer disponibles dans les pays à faibles et moyens revenus. Dans les deux cas, comme le remarque le Docteur Saba, on note un certain progrès, mais des efforts encore considérables doivent être menés pour améliorer la survie dans les pays en voie de développement.

 

Les stratégies à faible coût et à faible technologie permettant un diagnostic efficace du cancer comprennent notamment dans le cancer du sein la palpation par des professionnels de santé ou encore dans le cancer du col de l’utérus l’inspection visuelle avec usage de vinaigre ou d’une solution de Lugol pour la détection de signes de la maladie. S’il est détecté tôt, le cancer du col peut en outre est traité par cryothérapie, laquelle constitue une intervention simple et peu coûteuse.

 

Parmi les efforts actuellement en cours visant à apporter des traitements plus évolués aux personnes frappées par la pauvreté, le « Programme d’aide aux patients Sutent® », fournit un accès gratuit ou à moindre coût aux traitements Pfizer aux personnes nécessiteuses des pays en voie de développement atteintes d’un cancer du rein avancé ou d’une forme de cancer du tractus gastro-intestinal appelée «TSGI » pour « tumeurs stromales gastro-intestinales ». Une autre initiative, le « Programme d’accès au GARDASIL® » prévoit de distribuer pas moins de 3 millions de doses du vaccin GARDASIL [vaccin quadrivalent recombinant contre le papillomavirus humain de types 6, 11, 16, 18] des laboratoires Merck aux organisations et établissements éligibles des pays émergents où près de 80 % des cas de cancers du col de l’utérus sont actuellement observés.

 

« La clé du succès pour optimiser l’accès aux traitements anticancéreux les plus perfectionnés est la mise en place de stratégies d’accès novatrices, durables et pérennes », a déclaré le Docteur Saba. « Le don de traitements anticancéreux constitue un outil majeur dans l’accès aux soins ; néanmoins, une action durable nécessite que les laboratoires pharmaceutiques, les gouvernements, les ONG et les donateurs s’engagent sur le long terme afin d’augmenter substantiellement l’accès à des traitements efficaces dans les pays en voie de développement. » a-t-il ajouté.

 

« Seule une mise en œuvre de moyens tant au niveau national que mondial permettra de réduire ces inégalités face au cancer entre les populations », a ajouté le Docteur Keller de la Ligue nationale contre le cancer. « Aujourd’hui, seules 5 % des ressources mondiales destinées à la lutte contre le cancer sont adressées aux pays à faibles et moyens revenus. Dans le même temps, seuls 15 % des pays de l’Afrique subsaharienne disposent de politiques et de plans d’action contre le cancer. »

 

« Les gouvernements des pays les plus touchés, les états donateurs, les laboratoires pharmaceutiques et les ONG ont tous un rôle crucial à jouer pour endiguer rapidement cette montée du cancer dans les pays émergents », a déclaré Doug Ulman de la Fondation Lance Armstrong. « Cette journée mondiale de lutte contre le cancer nous rappelle que nous ne pouvons décemment pas nous enorgueillir des progrès menés aujourd’hui contre ce fléau tant que nous n’aurons pas réellement œuvré pour mettre fin à cette fracture grandissante entre les pays riches et les pays pauvres en termes d’incidence de la maladie et de taux de survie. »

 

A propos d’Axios

 

Axios propose des solutions innovantes pour un accès aux médicaments, aux outils diagnostiques et aux soins de santé en matière de cancer, VIH/SIDA, diabète et maladies cardiovasculaires à destination des pays en voie de développement, grâce à deux pôles distincts: Axios International, qui offre un soutien stratégique et une assistance technique pour une meilleure utilisation des soins de santé, et la Fondation Axios, dont la mission est de mettre en place des programmes de santé philanthropiques. Les membres d’Axios travaillent en partenariat avec des acteurs locaux dans chacun des pays concernés afin d’implanter des stratégies pérennes visant à moderniser les infrastructures et les systèmes médicaux des pays émergents. Plus de 8 millions de personnes ont pu bénéficier de tests et de traitements grâce à un réseau mondial de plus de 450 établissements de soins de santé répartis dans 117 pays. http://www.axios-group.com

 

A propos de la Fondation Lance Armstrong

 

La Fondation Lance Armstrong soutient les 28 millions de personnes souffrant de cancer à travers le monde. Sa mission: faire que la vie après le cancer soit possible pour tous. Une intervention dès le moment du diagnostic apporte aux patients des moyens et un soutien pour les aider dans leur combat personnel contre la maladie. Des moyens novateurs ont été mis en place afin de sensibiliser les populations, financer la recherche et aider à changer l’image du cancer pour que les personnes qui guérissent de leur maladie ne soient plus écartées de la société. Nous cherchons à mettre les individus et les communautés en contact afin d’apporter des améliorations au plan social et sensibilisons les acteurs régionaux, nationaux et internationaux pour qu’ensemble nous luttions contre la maladie. Tout le monde peut rejoindre notre fondation et participer à notre mission. Rejoignez-nous surwww.LIVESTRONG.org.

 

 

A propos de la Ligue nationale contre le cancer

La Ligue nationale contre le cancer (membre de l’ALIAM, Alliance des Ligues francophones africaines et méditerranéennes contre le cancer) est présente sur le terrain depuis plus de 90 ans. Elle dispose de 740 000 membres et de 13 000 bénévoles qui, en France, dédient leur temps à ses 3 missions : recherche, actions pour les malades, information, prévention et promotion du dépistage.

Par le biais de ses trois missions sociales parfaitement imbriquées, la Ligue est le SEUL acteur indépendant dans le paysage français de la lutte contre le cancer à posséder une vue d’ensemble et à avoir une approche globale de la maladie.

Elle est à l’origine d’une Alliance entre 26 associations et ligues francophones de lutte contre le cancer présentes dans 15 pays en Afrique et dans les pays méditerranéens, dont le but est d’améliorer l’information, la formation des professionnels de santé et le soutien aux personnes atteintes de cancer dans les pays en voie de développement. Pour plus d’informations, rendez-vous sur le site http://www.ligue-cancer.net et sur le site de l’ALIAM :http://www.aliam.org

 

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Contacts

Paris: Georgia Seidl-Lebegue

+33 616 152 702 georgia.seidl@axiosint.com

New York: Mark Aurigemma

+1212 600 1960 Mark@aucomm.net

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