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Opinions

Dimanche 11 décembre 2011 7 11 /12 /Déc /2011 23:22

COMMUNIQUE

 

Faisant suite à l’agression par un compatriote, à Washington le 09 Décembre 2011, de Son Excellence Monsieur Michael Moussa ADAMO, Ambassadeur Extraordinaire et Plénipotentiaire de la République Gabonaise près les Etats-Unis d’Amérique, le Parti Démocratique Gabonais souhaite vivement exprimer sa profonde consternation ainsi que son indignation.

En effet, le Parti Démocratique Gabonais condamne avec force et vigueur cet acte odieux, et habillé d’une forte connotation politique, visant l’agression du Représentant du Chef de l’Etat  dans un pays ami.

L’agresseur, un dénommé Léon OBAME qui résiderait aux Etats Unis d’Amérique, qu’accompagnaient  Messieurs Franck JOCTANE, Alan AMBAMANI et André BOUASSA s’est rendu coupable d’un acte répréhensible par la Loi de son pays d’accueil, d’une part, mais aussi de son pays d’origine.

Le Parti Démocratique Gabonais invite à cet effet les autorités gabonaises et américaines compétentes à faire preuve de fermeté en cette circonstance, afin d’éviter la reproduction d’initiative barbare de ce genre.

En outre, le Secrétariat Exécutif du PDG appelle l’ensemble des acteurs politiques gabonais à faire preuve de modération et de responsabilité dans toutes leurs démarches, ceci afin que la confrontation des idées, la contradiction et la liberté d’expression, exigences démocratiques, ne soient abandonnées au profit de violences de toutes formes, qui du reste nuisent à la stabilité et à la paix de notre pays.

Cet acte, rentre à n’en point douté dans une stratégie machiavélique de déstabilisation concocté par quelques esprit malveillant.

Le Parti exhorte le Gouvernement à utiliser la plus grande vigilance et une extrême rigueur afin que les auteurs et leurs commanditaires soient sanctionnés.

S’adressant à la Diaspora gabonaise et à la jeunesse gabonaise dans son ensemble, le Parti Démocratique Gabonais interpelle l’esprit responsable et patriotique de chacun afin qu’aucun autre gabonais ne soit victime d’agression physique au prétexte de sa coloration politique.

Le Parti demande à toutes les jeunes gabonaises et tous les jeunes gabonais de s’opposer avec fermeté à toutes les propositions indécentes de violence venant de la part de ceux qui ont bénéficié d’un système qui a nourri leurs grossiers appétits, et dont l’éloignement du pouvoir les  a rendus violemment nostalgiques.

Enfin, Le Parti formule à l’encontre de Monsieur Michael Moussa ADAMO toute sa solidarité et lui apporte tout son soutien en cette difficile et pénible circonstance, portant l’espoir que cet acte, emprunt de haine, de lâcheté, d’incivisme, et qui n’honore ni son auteur ni son commanditaire, ne lui imposera pas  le port douloureux de stigmates aussi bien physiques que psychologiques.


Le Secrétaire National

Axel Jesson Denis AYENOUE

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Lundi 10 octobre 2011 1 10 /10 /Oct /2011 21:01

DECLARATION DU DR ADAMOU NDAM NJOYA

Candidat de l’UDC,

de l’Equipe Républicaine et Démocratique

suite au déroulement de l’élection présidentielle

du 9 octobre 2011.

 

En remerciant les camerounaises et les camerounais qui croyant en la République et en la Démocrates se sont mobilisés, convaincus que le Cameroun allait prendre un tournant décisif pour son affirmation comme force politique, économique, sociale, culturelle, comme pays émergeant de par l’effectivité de la gouvernance, mobilisant les populations sur des bases éthiques, dans tous les secteurs de la vie et des activités de la nation, nous venons vous rassurer qu’au lendemain de la triste journée du 9 octobre 2011, nous devons plus que jamais nous engager dans l’accomplissement de la noble mission républicaine et démocratique qui nous incombe, comme camerounais, comme africain, comme être humain.

L’élection du 9 octobre 2011, du fait du non respect de la loi républicaine et du jeu démocratique, les irrégularités flagrantes et les fraudes massives observées dans les 58 départements du Cameroun et tout le dysfonctionnement soigneusement élaboré par ELECAM et l’administration, viennent accroitre les frustrations des camerounais qui souffrent déjà de la pauvreté voire de la misère , du fait de la mauvaise gestion de nos ressources, à commencer par les ressources humaines, puis, de la corruption, des malversations qui sont consacrées en véritables institutions.

Cette élection ouvre la voie à la violence, éloignant de la paix, de l’unité nationale, de la mobilisation des camerounais pour la construction nationale et le rétablissement de la confiance entre camerounais et avec nos partenaires.

ELECAM, pour lequel on s’est battu pour lui donner son contenu de véritable organe indépendant a failli et s’est affirmé comme organe au service du pouvoir en place. C’est ainsi que ELECAM a posé des actes graves en procédant à des inscriptions sur des listes électorales en dehors des commissions légalement crées pour ce faire, en remettant l’ancien fichier électoral dans le circuit, ignorant tout le travail de révision et des nouvelles inscriptions, déployé dans le cadre des commissions d’inscription et de révision des listes électorale ; ELECAM a ainsi réussi à gonfler le nombre des électeurs fictifs, de nombreux doublons dont les cartes vont servir pour le bourrage des urnes ; jusque là, beaucoup de cartes vont rester sans preneurs.

ELECAM a été aidé pour ce faire par les autorités administratives qui se sont arrogées le droit de circuler dans les bureaux de vote et aux alentours pour intimider les rares représentants des candidats de l’opposition qui, déjà, dans les bureaux de vote, étaient tenus à distance et ne participaient pas aux opérations de contrôle des pièces présentées avant le vote. Ce qui a permis aux représentants d’ELECAM, présidents des bureaux de vote de laisser voter et des enfants mineurs avec les cartes nationales d’identité, et des militants du RDPC plusieurs fois, et parfois avec des cartes d’électeurs qui ne leur appartenaient pas.

Il y a eu de la part d’ ELECAM, une mauvaise organisation matérielle voulue et bien à dessein et non une « faute de jeunesse » comme a déclaré le président du RDPC. Cela s’est traduit par la distribution tardive des cartes aux électeurs normalement inscrits, par le retard dans l’acheminement du matériel électoral, par les discriminations entre les candidats dont certains n’avaient pas leurs bulletins dans les bureaux de vote ou en avaient en nombre insuffisant, par une encre indélébile qui n’en était pas une, par la création des bureaux de vote dans les chefferies, les camps militaires pour favoriser le candidat du RDPC ; Ainsi, va-t-on arriver à la situation où un bureau de vote va totaliser 1500 électeurs au lieu de 500 inscrits, par exemple. Le dysfonctionnement va aussi être marqué, par le vote dans les salles de classes délabrées, sans lumière, sans commodités où les PV seront remplis à la lumière de la bougie ou de la torche. Nombreux sont les électeurs qui vont passer la journée du 9 octobre à la recherche de leur carte d’électeur ou du bureau de vote. Ainsi, nous pouvons réaliser le taux très bas de participation au vote, pas seulement du fait des abstentions, mais surtout parce que ELECAM et l’Administration ont tout fait pour empêcher le citoyen d’accomplir son devoir Républicain. Nous assisterons aussi à la situation des bureaux de vote qui seront ouverts de 8H à 18H sans électeurs, et d’autres où on va noter une absence flagrante des représentants d’ELECAM

Dans l’ensemble, ELECAM ne va pas ainsi assurer sa mission d’organe indépendant, d’impartialité dans les bureaux de vote en garantissant l’effectivité de la présence et du rôle des représentants des candidats.

Toutes ces irrégularités ont empêché les camerounais d’accomplir leur devoir citoyen et républicain de vote qui est aussi leur premier droit. Les règles de jeu non acceptées nous installent dans l’illégalité et enlèvent tout fondement de la légitimité. Les camerounais n’acceptent pas cela, parce que très nombreux, la très grande majorité, sont ceux et celles qui se déploient pour asseoir la démocratie, pour l’affirmation de la République, de la réalisation du Bien Commun, de l’effectivité de l’intérêt général pour lesquels chaque personne participe pleinement comme partenaire partie prenante.

Ce qui s’est passé le 9 octobre 2011 plaçant le Cameroun au rang des Etats antidémocratiques alors qu’il est déjà au rang des Etats les plus corrompus est indigne d’un grand pays et d’un grand peuple devant être exemplaires en Afrique et dans le monde.

C’est pour toutes ces raisons que l’Equipe Républicaine et Démocratique va poursuivre plus profondément que jamais sa noble mission où avec tous les camerounais et toutes les camerounaises, la République, la Démocratie, c'est-à-dire le bien commun, le sens de l’intérêt général vont l’emporter.

 

Foumban le 10 octobre 2011 Dr Adamou NDAM NJOYA

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Vendredi 19 août 2011 5 19 /08 /Août /2011 07:26

Le Cri-Panafricain (conseil de la résistance ivoirienne et panafricaine), né à Paris, au lendemain de la chute de l’ancien président ivoirien, Laurent Gbagbo (11 avril 2011), serait-il devenu un caillou dans les souliers du nouveau pouvoir d’Abidjan ? Ce mouvement qui a pour objectif de rassembler et mobiliser les partisans de Gbagbo, a à son actif une dizaine de manifestations en France.

La dernière en date s’est déroulée le 13 août, où Abel Naki, son leader et ses camarades ont mobilisé, en plus des fonds, une aide pour les exilés ivoiriens du Ghana, Togo, Bénin et Libéria…

Notons également que pour la célébration du 51e anniversaire de l’indépendance de la Côte d’ivoire (7 août 2011), ils étaient un peu plus de 1500 personnes, selon la police, à se rassembler, place Victor Hugo (16e arrondissement), près de l’ambassade de Côte d’ivoire à paris, pour réclamer la libération de l’ex président ivoirien et celle de ses proches.  Autant d’actions qui troubleraient le sommeil du président ivoirien, Alassane Ouattara mais aussi du président français, Nicolas Sarkozy. Enfin rappelons que la crise postélectorale qui a débouché sur une guerre, elle-même qui a emporté l’ex chef de l’état ivoirien, Laurent Gbagbo, a coûté la vie à 3000 personnes et fait des milliers de déplacés dans les pays voisins de la Côte d’Ivoire.

 

Philippe Kouhon, journaliste

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Samedi 6 août 2011 6 06 /08 /Août /2011 00:09

Ivoiriens, Ivoiriennes, peuples de CÔTE D’IVOIRE, très chers compatriotes, très chers habitants de la CÔTE D'IVOIRE.

 

Je voudrais, en ce jour solennel qui marque le 51ème anniversaire de l'Indépendance de notre pays, me joindre à chacun de vous pour rendre d'abord gloire à Dieu, notre Maître qui continue de manifester sa fidélité à noble pays, malgré les tribulations de ces derniers moments.

 

Ensuite, chaque anniversaire étant une occasion à la fois de faire le bilan et de dégager les perspectives, je voudrais me permette de partager avec vous quelques réflexions sur le sens profond de la journée de ce 7 août.

 

Cette réflexion est un exercice de prospection de nous-mêmes qui s'impose à chaque citoyen de ce pays, mais surtout aux dirigeants, et aux responsables politiques et administratifs qui ont la charge de conduire le destin de notre nation, surtout dans le contexte actuel de grands traumatismes causés à notre peuple, qui n'aspire qu'à vivre sa souveraineté en tant qu'acteur et sujet de l'humanité, et non pas comme simple objet ou simple spectateur de la construction de sa propre histoire.

 

L'Indépendance est une notion forte, qui renvoie à un mouvement de rupture. La rupture ici ne s'entend point d'un isolement ou d'un repli sur soi, position idéale des faibles, mais elle correspond plutôt à une métamorphose de la conscience, qui fait passer celui qui s'en prévaut, de la servitude à sa pleine responsabilisation dans le processus de construction de l'humanité.

 

Je continue de croire que notre monde tire sa liberté et son dynamisme de la liberté de chacune de ses composantes. Cette conviction est restée la boussole de toute mon action politique, elle ne m'a jamais quitté. C’est pourquoi, dans mes fonctions de Chef d'Etat et de Président de la République, je me suis efforcé malgré l'adversité, de donner corps à cette notion qui semblait devenir évasive et insaisissable pour nos compatriotes.

 

Je mesure mieux de ma position, les grandes souffrances, mais en même temps le grand mérite de tous ces hommes qui, à travers l'Histoire, ont combattu pour la Liberté et l'Indépendance de leur peuple. Je pense notamment à Martin LUTHER KING, dont l'engagement politique jusqu'à la mort a permis, plus de quarante ans après, l'élection de Barack OBAMA comme Président des ETATS-UNIS d'Amérique; à GHANDI, dont l' œuvre continue de nourrir l'âme de la grande INDE; au Général de GAULLE qui a refusé la fatalité de la défaite pour restaurer la grandeur perdue de la France; à Mao TSE TOUNG, qui a rompu les liens de la servitude au prix d'énormes sacrifices pour donner à la CHINE sa gloire d'aujourd'hui.

 

Je loue le courage de MANDELA, de Kwame NKRUMAH, de Patrice LUMUMBA et de tous les autres dignes combattants de l’Afrique, qui sont des exemples de don de soi pour la liberté et la fierté du peuple africain. Je salue plus particulièrement la mémoire de nos illustres pères qui ont combattu pour dessiner les contours de ce que nous appelons Indépendance. Leur mérite est tout à fait grand dans le contexte qui était le leur.

 

Mais nous devons avoir à l'esprit que leur combat serait vain si nous nous arrêtions à admirer seulement leurs acquis. Les symboles de l’Etat et les armoiries de la République nous rappellent chaque jour notre devoir et notre responsabilité devant notre propre destin. Chacun est appelé à leur donner un sens réel. C'est le combat permanent qui doit mobiliser toutes les énergies des filles et fils de notre pays.

 

En ce qui me concerne, je continue de refuser la position de la monture dans laquelle l'on veut absolument maintenir le peuple africain. En effet, je reste persuadé que dans le rapport dialectique du cavalier et de la monture, quelles que soient la qualité et la quantité du foin que le cavalier donne à la monture, la position de celui-là (le cavalier) reste largement confortable par rapport à la position de celle-ci (la monture).

 

Dans un monde de compétition, il est illusoire de croire qu'un peuple peut assurer le bonheur parfait d'un autre peuple; l'Histoire ne donne aucun exemple de ce type. C'est pourquoi, dès ma prise de fonction en tant que Chef d'Etat, j'ai inscrit mes engagements politiques, économiques et sociaux, dans le sens de l'affirmation de notre souveraineté, qui constitue à mes yeux le préalable à tout épanouissement.

 

Sur le plan politique, le respect de la Constitution, symbole du contrat social qui fonde notre Nation, est une exigence absolue qui ne peut s'accommoder de compromis possibles. Je reste persuadé que si nous tous, nous avions donné à notre Constitution le caractère sacré qui est le sien, la crise ivoirienne aurait connu un meilleur dénouement dans de plus brefs délais. La Constitution reste le gage de notre souveraineté nationale. Elle mérite une mobilisation sans faille autour d'elle.

 

Je voudrais à ce niveau de mes propos, rendre hommage à tous nos valeureux combattants de la liberté, dont certains ont perdu la vie pour la défense de notre Constitution. Je pense particulièrement à nos braves soldats des Forces de Défense et de Sécurité (FDS), toutes unités confondues.

 

Depuis 2002, ils se sont opposés avec héroïsme, dans des conditions souvent très difficiles, à la vassalisation de notre peuple. À chaque fois qu'ils étaient proches de l'emporter, ils en ont été empêchés par la FRANCE. Ça a été le cas en novembre 2004 et en mars 2011, lorsqu'au prix de mille sacrifices, les FDS avaient pris le dessus sur l'ennemi dans la bataille décisive de la ville d'Abidjan. Elles n'ont donc pas perdu la guerre contre l'ennemi officiellement déclaré. Je leur réitère ma grande fierté et je leur demande donc de ne point cultiver un quelconque complexe d’une armée vaincue.

 

Je joins à ces hommages tous ces milliers de jeunes, de femmes et d'hommes, martyrs de notre jeune Histoire, qui au prix de leur vie, ont su matérialiser notre volonté d'assumer notre destin commun en tant que peuple libre, car souverain.

Je loue le courage et la bravoure du Premier Ministre, le Professeur Aké Gilbert-Marie N'GBO, Professeur émérite d'économie, par ailleurs Président de l'Université d'Abidjan­-Cocody, et de l'ensemble des membres de son Gouvernement qui sont soit en prison, soit en exil, pour avoir choisi le camp de la liberté et de la dignité africaines.

 

J'associe à ces hommages également tous ces grands fonctionnaires de l'Etat qui ont tout perdu et qui vivent dans le dénuement total pour n'avoir rempli que leurs devoirs. Je garde une profonde pensée pour tous ces anonymes exilés, emprisonnés ou vivant dans la peur à cause de leur foi en la grandeur de notre pays et de l'Afrique. L'Histoire leur restituera leur gloire.

 

Je remercie également ces innombrables Africains vivant en Afrique et ailleurs qui portent chaque jour notre combat qui est surtout le leur, partout où le besoin se fait sentir. Je les rassure de toute mon amitié. Enfin, à tous ceux des autres peuples qui croient au destin de notre continent et qui se sont engagés à nos côtés, je leur témoigne ma profonde gratitude.

 

Je demande la libération de tous les prisonniers politiques, car il m'appartient à moi, et à moi seul, de rendre compte au peuple souverain de CÔTE D'IVOIRE du mandat qu'il a bien voulu me confier depuis octobre 2000.

 

Toujours sur le plan politique, le respect de nos Institutions me paraît être un autre aspect tout aussi important de l'exercice de notre souveraineté. C'est pourquoi nous avons négocié avec les Autorités françaises la rupture des Accords de défense qui nous liaient à l'ancienne puissance coloniale. La crise que connaît notre pays nous aura appris que dans ce monde à compétition ouverte du fait de la mondialisation, les conflits d'intérêts peuvent naître entre les nations, même les plus amies. Dans ces conditions, il vaut mieux se donner une marge de manœuvre dans l'exercice de son droit de défense.

 

Or, ces Accords de défense, dans leur rédaction ancienne, confiaient la défense de notre souveraineté nationale de façon exclusive et entière à une puissance étrangère. Ils limitaient notre liberté d'action. Dans la même logique, la fermeture de la base militaire française du 43ème BIMA est une exigence en adéquation avec la profonde aspiration de notre peuple. L'intervention militaire française violente dans la crise électorale ivoirienne me conforte dans mes choix. Le massacre de nos compatriotes, civils pour la plupart, et surtout jeunes, par l'armée française, nous amène à nous interroger sur le sens de l'Indépendance de notre peuple.

 

En l’espace de six ans (2004-2011), l'armée française a tiré et tué des citoyens ivoiriens qui ne revendiquaient rien d'autre que leur droit à la liberté. C'est le plus grand traumatisme de ma vie. Mais en même temps, ces deux massacres affermissent ma conviction que le combat pour la souveraineté demeure une question existentielle pour notre peuple. Je ne me lasserai jamais de le mener. Pour cette cause, aucune humiliation ne sera de trop pour moi. J'entends mener ce combat en faisant corps avec mon peuple, avec le concours de tous les combattants de la liberté du monde entier sur la terre de nos ancêtres.

 

Sur le plan économique, j'ai inscrit mon action dans la logique de l'affirmation de notre souveraineté. En effet, de 2001 à 2011, la CÔTE D'IVOIRE a vécu sur fonds propres en dépit de la division du territoire en deux. Nous avons pu assurer toutes nos obligations en tant qu'Etat à l'intérieur, et tous nos engagements à l'extérieur. Dans la même logique, malgré les difficultés dans la mise en œuvre de la réforme du secteur café-cacao, le transfert de sa gestion aux paysans témoigne également de notre volonté d'affranchir les bases de notre économie de toute aliénation.

 

Les notions de budget sécurisé et autres, loin d'être de simples diversions thématiques, traduisent ma pensée profonde selon laquelle nous devons compter d'abord sur nous-mêmes pour assurer notre développement. Et la CÔTE D'IVOIRE en a les moyens. Je rappelle que pour le seul exercice budgétaire 2010, malgré une fin d'année tumultueuse, les services des Impôts, des Douanes et du Trésor ont mobilisé plus de 2 200 milliards de nos francs.

 

Qu’il me soit permis de saluer ici, tous les fonctionnaires et agents de l’Etat de ces grandes administrations qui ont su traduire dans les faits dix ans durant notre volonté de souveraineté. Pour l'année 2011, ces services s'étaient engagés à mobiliser près de 2500 milliards de francs CFA. Malheureusement, le poids de la dette, notamment extérieure, limite la portée de nos performances. L'impact social n'a pas été la hauteur de cette performance du fait du poids de la dette.

C'est pourquoi, dès ma prise de fonction, j'ai élevé cette question au rang de priorité nationale. Le poids de la dette nous rend servile. Notre Indépendance passe aussi par notre affranchissement des chaînes de cette dette. C'est à juste raison que malgré les difficultés de tous ordres, nous avons continué de la rembourser.

Le point de décision de l’Initiative PPTE atteint en 2009, malgré la situation de crise, traduit la reconnaissance de nos efforts par la Communauté financière internationale. Nous devons tous avoir à l'esprit qu'aucun pays ne peut se développer avec l'effort exclusif des contribuables d'un autre pays. De même, un pays qui combat dans un autre pays, combat d'abord et avant tout pour les intérêts économiques de son peuple. C'est à la fois utopique et dangereux de croire et de soutenir le contraire. La CÔTE D'IVOIRE a les moyens de vivre sans endettement excessif, pourvu qu'elle ait la pleine et libre administration de ses richesses. Je reste convaincu que c’est l'une des raisons pour lesquelles nous sommes victimes des attaques que nous subissons.

 

Sur le plan social, notre détermination à préserver la souveraineté de notre peuple, a fait naître en chacun de nos concitoyens l'énergie nécessaire qui mobilise autour de la Nation. Malgré les anathèmes jetés sur notre jeunesse en galvaudant les grandes valeurs du patriotisme qu'elle incarne, nous avons enregistré des progrès sérieux sur la prise de conscience de notre destin commun. De ce point de vue, notre pays est devenu porteur d'une nouvelle espérance pour toute l'Afrique combattante. Toutes les grandes nations se nourrissent de leur patriotisme. La CÔTE D'IVOIRE qui ambitionne de devenir une grande nation ne peut rougir du sien.

 

Mes chers compatriotes, de mon lieu de détention, je continue de garder la foi en notre combat. Comme dans tous les combats, il y a des batailles perdues. Mais l'essentiel reste la finalité qui correspond à l'objectif du départ. Qu'une bataille perdue, ne nous détourne pas de notre objectif final qui est l'affirmation de notre existence en tant que communauté de destins libre et souveraine.

L'Indépendance que nous célébrons aujourd'hui exige de nous d'énormes sacrifices. Sur l'humus des corps de combattants tombés pour la liberté, germent toujours les grains de l'espérance des générations à venir. C'est la chaîne de solidarité des générations qui se perpétue jusqu'à la fin des temps. La génération qui se dérobe à ses devoirs de solidarité reste définitivement débitrice de celles qui la suivent, pour ne pas dire de l'humanité toute entière.

 

Les grandes puissances qui nous en imposent aujourd'hui sont passées par ces épreuves. Leurs générations actuelles jouissent des dividendes de luttes menées par leurs ancêtres. C'est une vieille loi de la nature à laquelle nous devons nous soumettre pour acquérir au bout du compte, notre pleine souveraineté. Demeurons toujours mobilisés et confiants. Car, jamais un peuple qui lutte pour acquérir sa liberté n’a été vaincu. C’est aussi une vérité historique.

 

Je n'ai jamais cessé de croire que le problème ivoirien doit se régler entre nous, Ivoiriens, avec l'appui sage de l'Afrique. Je continue de m'interroger donc, sur les motivations qui ont gouverné l'action des Autorités françaises, dans un conflit qui était en traitement au niveau africain. J'observe que la crise ivoirienne s'est fortement enlisée chaque fois que le Gouvernement français s'y est impliqué au-delà du raisonnable.

 

C'est pourquoi j'en appelle au débat politique inter-ivoirien sous l'égide des Africains. L'Afrique a toutes les compétences pour gérer ses propres contradictions. Elle doit s'assumer pleinement si elle veut cesser d'être le théâtre des expériences les plus inimaginables qui méprisent ses propres valeurs. C'est seulement à ce prix que nul n'osera encore contester sa contribution pourtant évidente, à la construction de l'Histoire de notre humanité.

Que Dieu vous bénisse, que Dieu bénisse la CÔTE D'IVOIRE.

Bonne fête de l'Indépendance à toutes et à tous !

Laurent GBAGBO

 

 

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Dimanche 31 juillet 2011 7 31 /07 /Juil /2011 16:21

« Nous apprenons ici et là que des fonds sont levés pour venir en aide aux refugiés ivoiriens du Ghana, Togo, bénin, Sénégal ect.  Malheureusement rien ne nous  ait encore parvenu ». Ces mots sont de Touré Zeguen, président de la coalition internationale pour la libération de la Côte d’Ivoire (CILCI), une organisation basée au Ghana.

Membre de la galaxie patriotique et très proche de Charles Blé Goudé, Touré Zeguen, tout comme plusieurs ivoiriens se sont réfugiés dans les pays de la sous-région, fuyant les représailles du nouveau pouvoir d’Abidjan après la chute du président Laurent Gbagbo.

De quoi, s’agit-il ?

Si la diaspora ivoirienne pro-Gbagbo a été très active tant dans la mobilisation pour la réélection de leur champion ou pour la reconnaissance de sa victoire au lendemain du 28 novembre 2010, celle-ci continue, à travers marches et sitting de clamer la libération de l’ex-président ivoirien, capturé par les forces pro-Ouattara, aidées par la France.

Aussi, cette diaspora, principalement celle vivant en France ne lésinerait pas sur les moyens pour apporter assistance à leurs compatriotes en fuite un peu partout en Afrique, à travers des levées de fonds et autres collectes de vivres et non vivres.

« Je ne parle pas de ceux qui envoient de l’argent à leurs parents et amis. Mais en ce qui concerne des dons en direction d’un groupe d’individus organisés comme nous le sommes, en tout cas nous ici au Ghana, nous n’avons aucune information » charge, le président de CILCI, très en colère !

Et d’ajouter : « En tant que président de la plus grande organisation des ivoiriens en exil depuis le 11 avril 2011, c’est d’ailleurs tout récemment que j’ai pris langue avec  M. Abel Naki, du Cri Panafricain, que  tous les exilés  félicitent au passage pour le travail bien fait, qui m’aurait dit qu’une levée de fonds  sera organisée le 13 août prochain à Paris. Nous serons heureux d’en bénéficier vue les conditions dans lesquelles le pouvoir de Dramane Ouattara nous a mis. Le reste, je ne peux pas vous en dire plus ».

Que s’est donc-t-il passé, alors que les informations en notre possession parlent de plus de trois soirées gala de levées de fonds pour aider les  « compatriotes ivoiriens réfugiés » et qui auraient mobilisées entre  7 et 10 000 euros  en espèces.

Les Ivoiriens de France  auraient-ils renoué avec leur ancienne pratique connue sous le nom de code « 3615 »  du temps des enfants de la Somalie ou de la faim en Ethiopie ?

Une pratique bien rodée des escrocs en bandes organisées, à travers des ONG fictives !

Attention à l’arnaque des honnêtes citoyens, car si la Côte d’Ivoire et le peuple ivoirien ont longtemps souffert et continuent de souffrir dans leur chaire de la barbarie imposée par la France et ses suppôts internes, il n’appartient pas à cette diaspora si noble, qui aura par sa mobilisation, marqué son attachement à sa patrie,  de  saboter tous ces efforts  en s’adonnant à des pratiques peu recommandables !

Il serait donc temps qu’une réelle organisation, voire un vrai réseau se mette en place en vue de coordonner toutes ces actions si utiles, si nobles.

Affaire à suivre !

 

Philippe K

 

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Mercredi 27 juillet 2011 3 27 /07 /Juil /2011 14:04

Pour la première fois dans l'histoire de la campagne présidentielle au Cameroun, un candidat va s'adresser à ses compatriotes à travers le monde et en direct. En effet, Jean-Jacques EKINDI lancera sa campagne présidentielle de Paris en direct et celle-ci sera retransmise en direct sur internet à l'adresse suivante: http://jeanjacques2.ekindi.com/ 

  

Le candidat invite tous les Camerounais et toutes les Camerounaises à se joindre à lui dans son combat pour le changement au Cameroun lors de l'élection présidentielle d'Octobre 2011.

  

Ceux qui le souhaitent peuvent et sont invités à assister a cet évènement sur place.

Lieu: Espace Matières Grise

Date : 27 juillet 2011

Adresse: 4 Rue Olivier Metra Paris 75020

Metro: Place des Fêtes

Horaires:

Paris, Douala et Yaoundé: de 18:00 a 22 Heures

Abidjan, Dakar: 17:00H

Jo'Bourg 18:00h

Beijing (China) 12:00 Midnight

West Coast (US) 9:00 AM PDT

Mountain (US) 10:AM MDT

Central (US) 11:00 AM CDT

East Coast (US) 12:00 noon EDT

 

Pour suivre l'évènement en direct, il  vous simplement un ordinateur, des hauts parleurs et une connection internet. Pour suivre EKINDI, veuillez cliquer le lien suivant: http://jeanjacques2.ekindi.com/

Patriotiquement,

Cameroon Winning Team for a Positive Change (CWTPC)


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Mercredi 20 juillet 2011 3 20 /07 /Juil /2011 20:06

Le Comité Directeur de France

 

                                                                                                                                         Paris, le 19 juillet 2011

 

Communiqué de la Section RPG France, suite à la tentative d’assassinat du Président de la République, le 19 juillet 2011

 

La démocratie guinéenne vient d'être lâchement agressée, et à travers elle le Chef de l'Etat, son Excellence Alpha Condé Président de la République de Guinée démocratique.

 

Un groupe d'assaillants assoiffé de pouvoir et lourdement armés, a en effet violemment attaqué pendant des heures, la résidence du Président à Conakry, ce jour, 19 juillet 2011, aux environs de 3 heures du matin.

 

Il s'agit d'une agression ignoble que rien ne saurait justifier, car le peuple de Guinée, il y a de

cela sept mois seulement, vient d'élire son Président pour un mandat de 5 ans, de manière libre et démocratique. Dès lors, tout différend doit être inscrit et résolu dans le cadre de cette démocratie que la Guinée s'est choisie, symbolisée par cette multitude de partis aux opinions divergentes qui ont concouru devant le peuple qui a tranché pour le Président Alpha Condé.

 

En réalité, l'objectif de cette agression était clair : attenter à la vie du Président, semer le chaos et permettre aux forces tapies dans l'ombre, de s'emparer du pouvoir qu'elles n'ont pas pu obtenir par la voie démocratique, en foulant ainsi au pied le choix de ce peuple qu'elles escomptaient représenter.

 

C'était par conséquent, vouloir imposer à la Guinée, un pouvoir clanique, et de ce fait, un pouvoir dictatorial, un pouvoir d'intérêts particuliers au détriment du peuple.

 

La Section RPG France condamne donc, avec la manière la plus ferme possible, cette odieuse

tentative de coup d'Etat et demande que toutes les mesures soient mises en œuvre conformément aux lois en vigueur, afin de retrouver ces criminels, ainsi que leurs commanditaires, pour qu'ils soient tous châtiés de la manière la plus énergique qu’il soit.

 

La Section RPG France s'incline devant les victimes de cette abominable agression et présente ses condoléances aux familles éplorées.

 

La Section RPG France réitère au Chef de l'Etat, ainsi qu'au vaillant peuple de Guinée, dans

ces moments d'épreuve, son soutien indéfectible à la conduite du processus démocratique, socle de notre développement, à travers notamment le nouveau recensement de la population devant déboucher sur un fichier électoral transparent, permettant ainsi d'éviter les déboires du scrutin passé. La Section RPG France constate que ce coup de force survient dans un environnement délétère au niveau des médias en ligne d'une certaine opposition, qui ne cesse de s'en prendre à l'Institution qu'est le Président de la République, en professant des insultes à son encontre, en le traitant notamment d'ethnocentrique radical envers une certaine ethnie.


 

Dans un pays démocratique comme la France, pour moins que ça au niveau de comportements ou d'accusations racistes, on est attrait devant les Tribunaux et condamné le cas échéant.

 

Au Rwanda, la communauté internationale, mue par des valeurs démocratiques, continue de châtier les Responsables de la Radio «Mille collines». Cette station qui était censée être un Média d'information, s’est révélé être en réalité un Média incitant à la haine et à la violence.

 

La Section RPG France en appelle donc à la vigilance du Gouvernement pour sévir contre tous ces sites d'information enclins à véhiculer le racisme, la haine et la violence contraires à la démocratie. Il ne s'agit nullement d'actes antidémocratiques, comme constaté dans les 2 cas identiques ci-dessus, où personne ne peut sérieusement taxer la France et cette communauté internationale d'antidémocratiques. Personne ne pourra donc donner mauvaise conscience au Gouvernement dans ce travail de préservation de l'unité nationale par des actes d'autorité appropriés. Il n'est pas interdit de s'opposer à la politique du Chef de l'Etat, de faire part de ses divergences, mais tout cela doit se faire dans un cadre démocratique respectueux des Institutions, y compris l'Institution Président de la République.

 

La Section RPG France en appelle à la vigilance et à la sérénité du brave peuple de Guinée pour ne pas tomber dans le piège des représailles et laisser les autorités compétentes s'occuper de cette affaire. Vive la Guinée!

 

Fait à Paris le 19 juillet 2011

 

Le Secrétaire Général de la Section RPG France

 

Elhadj Lassana Aïdara

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Mercredi 20 juillet 2011 3 20 /07 /Juil /2011 11:31

AFRICAN VIEWS

 

Ladies and gentlemen,

You are cordially invited to join us for this year’s Jersey City Carnival Scholarship Breakfast at the beautiful Michael Anthony's Restaurant, 502 Washington Blvd, Jersey City, New Jersey overlooking the Hudson River at 9am -11pm on July 23rd, 2011. The Keynote speaker is going to be Dr. Andrea Blake-Garrett, Educator & Author. The event is organized by New Hope, Inc and Sidewalk University, a NJ based NGO that is doing several children and women’s programs, including strengthening the network between  the Caribbean and Africans in Diaspora in the Tri-state area.

Several NJ politicians and notable business personalities are going to be at the event. This is a great opportunity for networking. The suggested ticket prize is $25, which comes with a fully fledged American breakfast, worth all the money. But the networking opportunity is priceless.

Please plan to come early to get good sits. The event includes a Gospel concert featuring recording artist Marcia Sapp.  See you there!

 

 

 

Thank you,

African Views

www.africanviews.org

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Mercredi 15 juin 2011 3 15 /06 /Juin /2011 16:22

Le 4 avril 2011, le jour même où le président français allait lancer les hélicoptères de l’armée française contre les positions de l’armée régulière ivoirienne, quatre personnes étaient enlevées  dans le hall de l’hôtel Novotel, dans le quartier d’affaires du Plateau à Abidjan.

Trois d’entre elles travaillaient à la société SIFCA, premier groupe agro-industriel ivoirien soit Mr Yves Lambelin, PCA de l’entreprise, de nationalité française et deux de ses collaborateurs, l’un malaisien, l’autre béninois. La quatrième personne enlevée étant le directeur, français, de l’hôtel.

Les auteurs de cet enlèvement ont été décrits comme des hommes « en armes », vêtus d’uniformes plutôt dépareillés. Il faut noter que plusieurs journalistes français étaient ce jour-là domiciliés au Novotel et qu’ils n’ont pas été inquiétés, les agresseurs semblant se concentrer sur les personnels de SIFCA.

Plus de deux mois après les faits que nous déplorons et condamnons  totalement, et alors qu’aucune enquête judiciaire n’a été menée à terme, le conseil d’une des victimes présumées et certains organes de presse semblent vouloir désigner arbitrairement le camp du président Laurent Gbagbo, et le président lui-même, comme les auteurs et les responsables de cet acte.

Ces allégations mensongères sont dans le droit fil  de la campagne de désinformation orchestrée depuis le 2ème tour de l’élection présidentielle du 28 novembre 2010 qui, au mépris du Droit Constitutionnel d’un Etat souverain, a conduit au brutal changement de pouvoir le 11 avril 2011.

C’est donc le lieu de rappeler ici quelles étaient les conditions qui prévalaient ce 4 avril et de poser certaines questions :

-la situation militaire à Abidjan était telle qu’il est difficile de dire avec précision qui a pu faire quoi  ce jour du 4 avril. En effet, l’armée régulière avait repoussé les forces rebelles sur pratiquement tous les points stratégiques de la ville. Ces force rebelles s’étaient constituées dès lors en groupes armés « informels » circulant sans contrôle. La description des assaillants du Novotel est une première indication que l’on pourrait avoir affaire à ce type de groupes.

- pourquoi les assaillants n’ont-ils pas inquiété les journalistes étrangers ?

-pourquoi enlever uniquement trois membres de la même entreprise et que faisaient ils là dans une journée aussi dangereuse à Abidjan ?

-depuis quand le directeur du Novotel était arrivé à Abidjan et quel était son poste précédent ?

Pur le cas de Yves Lambelin, il est important de noter que la société SIFCA venait de connaître une crise interne au niveau de sa direction. Un conseil d’administration avait été convoqué pour remettre de l’ordre dans le groupe en changeant certains dirigeants influents du groupe.  Par ailleurs Yves Lamblin etait resté fidèle à la Côte d’Ivoire. Malgré les pressions de toutes sortes,  non seulement il y etait resté mais, en plus, il s’était opposé vigoureusement à la campagne de non paiement de l’impôt à «  l’Administration GBAGBO » que certains opérateurs économiques nationaux avaient lancé pour soutenir la cause du « Gouvernement Ouattara ». Dans ces conditions, qu’est ce qui peut justifier que le Président GBAGBO ou l’un de ses proches s’attaquent à un homme qui leur a montré tant de fidélité.

Quant au  directeur de l’hôtel que l’on « tente de présenter comme un héros disparu dans un pays qu’il aimait tant »,  il serait en réalité arrivé depuis très peu de temps en provenance d’un pays de la sous-région. Il n’était ni homme politique ni homme particulièrement influent. D’où vient qu il soit présenté comme une personne qui pouvait déranger le Président GBAGBO au point de lui ôter la vie. Il y a à l’évidence trop de points d’ombre sur cette affaire et, seule, une enquête judiciaire sérieuse peut en déterminer les auteurs.

C’est pourquoi, l’acharnement médiatique à indexer un coupable, et toujours le même, nous oblige désormais à réagir vigoureusement. Ainsi nos avocats ont été instruits de déposer plainte en diffamation contre toute personne ou organe qui a, ou aura, propagé ces rumeurs infondées et vont exiger de la justice ivoirienne une recherche impartiale de la vérité.

Le 15 avril 2011,

Le Porte parole du président Laurent Gbagbo

 

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Lundi 30 mai 2011 1 30 /05 /Mai /2011 23:59
La situation de guerre que la France  impose à la Côte d’Ivoire sans une déclaration préalable de guerre a déstabilisé la société ivoirienne en ouvrant une plaie béante et en engendrant des problèmes politiques nouveaux.  C’est le cas de l’assassinat, de l’arrestation et la détention arbitraires d’hommes politiques, d’enseignants, de Hauts cadres de l’Administration, de syndicalistes, de journalistes, d’étudiants, voire de simples anonymes pour délit d’opinions. Nombreux sont nos compatriotes qui sont soit assassinés soit continuent de subir des  exactions sur la base de leur appartenance ethnique ou partisane. Tout ceci est de nature à mettre à mal l’unité nationale et a fini par nous convaincre de la volonté de la France de remettre en cause les acquis de notre lutte commune de plusieurs décennies  pour l’instauration  de la démocratie et des libertés individuelles au service de la Souveraineté  de la Cote d Ivoire. Cette lutte a valu au président Laurent GBAGBO lui-même, à sa famille et à ses compagnons plusieurs arrestations et humiliations de la part de ses adversaires politiques.   C’est pourquoi, face à des problèmes politiques d’une telle importance, la polémique  de l’entrée ou non du Front Populaire Ivoirien (FPI) dans un Gouvernement paraît inappropriée et indécente au regard de l’ampleur des dégâts causés par la guerre de la France contre la Côte d’Ivoire. Le Président Laurent GBAGBO s’étonne que cette question fasse l’objet  de tant d’attentions et de passions alors que les problèmes politiques relevés et soulignés sont encore pendants et ne font même pas l’objet d’intérêt  pour connaître un début de solution. A ce propos, le Président  Laurent GBAGBO  rappelle, que le Président de son Parti, M. Pascal AFFI N’Guessan a été arrêté, maltraité et déporté au Nord de la Côte d’Ivoire pour avoir fait publier un simple communiqué donnant la position du  FPI sur l’évolution de la situation politique nationale. Bien avant, le Président Laurent GBAGBO, a été lui-même arrêté en  même temps que les deux premiers Vices Présidents du FPI, M. SANGARE Aboudramane et Mme Simone EHIVET GBAGBO respectivement Inspecteur d’Etat et Député à l’Assemblée Nationale et Présidente du groupe parlementaire FPI avant d’être tous déportés et mis en résidence surveillée au Nord au mépris des règles élémentaires des Droits de l’Homme. En outre, le Premier Ministre, le Professeur Aké G.M.N’GBO et les membres de son Gouvernement sont soit détenus, soit en exil quand ils ne vivent pas dans la clandestinité.   Le Président Laurent GBAGBO fait remarquer que conformément aux lois ivoiriennes,  il a été déclaré vainqueur de l’élection présidentielle et que s’il se trouve en résidence surveillée à KORHOGO, c’est bien parce qu’il a perdu la guerre absurde que le Président Français a décidé de lui faire suite à un banal contentieux électoral pour lequel les institutions ivoiriennes ont une compétence exclusive, comme c’est le cas partout ailleurs dans le monde. C’est pourquoi le Président se félicite de la décision sage que le  comité  central du FPI a prise lors de sa dernière réunion.   Par ailleurs, il tient à relever que pendant toute la durée de la crise, aucune institution de l’Etat, aucune unité militaire n’a rejoint le  camp de l’ennemi. Toutes les Institutions de la République lui sont restées loyales. Le peuple est reste soudé derrière les institutions qu’il incarne. Les composantes essentielles de notre pays ne pouvaient pas toutes se tromper en même temps. Le Président Laurent GBAGBO continue de se poser la question suivante : « pourquoi a- t- on préféré la guerre qui a entrainé une si grande désolation à une simple opération de recomptage de voix déjà connue sous d’autres cieux » ? Il pense que la guerre faite par le Président SARKOZY à son pays a ouvert une plaie douloureuse pour son peuple qui ne peut se cicatriser par la seule entrée du FPI au gouvernement.   L’intervention massive de l’armée française dans notre pays qui rappelle les premières heures de la colonisation soulève des problèmes politiques de fond qui nécessitent un débat franc et constructif avec la France. Le Président tient à rappeler, si besoin en était encore, que son engagement politique se fonde sur la promotion de la démocratie et de la dignité africaine, le tout dans le respect de nos lois. Or, les derniers évènements sont une négation de toutes ces  valeurs qui ont toujours guidé son action politique depuis plus de 40 ans. Le Président tient à informer ses compatriotes qu’il n’entend pas renoncer à l’idéal de son combat politique. Toutefois, il  reste ouvert à toute démarche pour une vraie réconciliation des ivoiriens entre eux d’abord, avec la France ensuite, qui ne pourra se construire qu’autour de la vérité sur l’indépendance et la souveraineté de la Côte d’Ivoire, au terme d’un vrai débat sérieux et responsable. Le Président continue de prier pour tous ceux qui ont souffert et continuent de souffrir de cette terrible tragédie. Il s’incline devant la mémoire des morts de cette guerre et apporte toute sa compassion à leurs familles. Il souhaite un prompt rétablissement à tous les blessés. Il exprime son soutien à toutes les victimes des pillages et autres actes de vandalismes. Il invite les ivoiriens à continuer de croire en leur pays, à persévérer dans l’espoir d’une Côte d’Ivoire souveraine, démocratique et prospère. Que Dieu bénisse la Côte d Ivoire  Fait a Abidjan le 30 mai 2011 Pour le Porte parole du Président GBAGBO PO. Bernard HOUDIN .  
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