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COMMUNIQUE DE PRESSE DE L’UNION DEMOCRATIQUE DU CAMEROUN L’UNION DEMOCRATIQUE DU CAMEROUN SE REFUSE D’ÊTRE L’AVOCAT DU DIABLE OU D’ÊTRE COMPLICE D’UNE FILOUTERIE POLITIQUE Certains caciques du RDPC en manque d’arguments politiques tentent d’associer l’Union Démocratique du Cameroun (UDC) au hold-up que Mr Biya se propose d’organiser afin de conserver le pouvoir en 2011. Dans la journée du 07 janvier 2008, il y en a un qui a déclaré sur les ondes de RFI que certains partis politiques d’opposition soutiendraient le projet de la révision constitutionnelle. Citant nommément l’Union Démocratique du Cameroun (UDC), l’homme du RDPC a cru avoir marqué le coup. Une déclaration aussi légère qui trahit le désarroi du parti au pouvoir face aux réactions des citoyens camerounais de part le monde après le traditionnel message du Chef de l’Etat à la Nation , nous aurait simplement fait rigoler s’il ne s’agissait de l’avenir du pays. Cette nouvelle attitude du RDPC annonce la couleur. Elle nous fait comprendre jusqu’où les actuels tenants du pouvoir pourront aller pour essayer de maintenir Mr Biya au pourvoir en 2011. Aucun parti politique d’opposition qui depuis près de deux décennies vit au jour le jour les misères d’un peuple volontairement paupérisé ; Aucun parti politique d’opposition qui aspire à un pouvoir aussi longtemps verrouillé ne pourrait accepter, fussent les deux mains tendues d’un régime qui l’a méprisé aussi ouvertement depuis deux décennies ; Aucun parti politique qui a la moindre considération pour ses militants n’irait aujourd’hui s’acoquiner avec le RDPC qui va à la dérive. Mr Biya n’est malgré tout qu’un être humain que le destin a placé à la tête de son pays. S’il est aujourd’hui honni par ce même peuple qui l’avait acclamé à son accession à la magistrature suprême, il n’en voudra qu’à son naturel égoïste, naïf et méprisant. Déjà en 1992, le peuple camerounais lui avait exprimé manifestement son total rejet. Le système avait réussi à l’imposer à la tête du pays, il n’en a tiré vraisemblablement aucune leçon. En 2008, 90% des Camerounais ne veulent plus de cet homme et sont résolus à le faire partir en 2011. Et ils en sont certainement capables. L’Union Démocratique du Cameroun (UDC) n’est pas un parti politique enclin au populisme. Beaucoup de sang de nos compatriotes a coulé dans la lutte pour les droits humains. Bon nombre de nos militants croupissent dans les geôles. Nous nous sommes jurés de nous abstenir de mobiliser nos compatriotes contre un régime dont la police, érigée systématiquement en milice politique, n’hésite pas à tirer sur des élèves et étudiants qui réclament la lumière. Sur notre parcours, nous avons perdu de nombreux militants parce que nous n’avons jamais voulu mentir aux Camerounais. Nous savions que le combat s’annonçait long, pénible et laborieux. Que notre adversaire n’est pas l’homme installé au palais de l’Unité dont le peuple pourra se débarrasser facilement, mais un régime profondément planté que projetons de déraciner. C’est à cela que nous nous attelons. Le RDPC doit s’effondrer pour aller goûter aux vertus de l’opposition. Encore que, pour la survie de notre démocratie, nous devrons l’aider à survivre. Parce que c’est l’ensemble du territoire national qui subit la misère, la fibre tribale d’où le régime puisait sa force s’effiloche progressivement. Nous lançons ici un appel à tous les Camerounais pour que chacun de son côté se départe de cette vieille et ridicule harde qu’est le tribalisme. Nous devons tourner le dos à la division, faire des efforts, voire des sacrifices pourqu’avant 2011, la notion de tribu ait complètement cédé la place à celle de la Nation. Certaines mauvaises langues ont essayé d’assimiler notre tactique de contrôle de parcelle de territoire à du régionalisme. Pourtant, le pays n’en serait pas là si, face à la lourde machine de fraude RDPCiste, chacun des partis politiques d’opposition capitalisait ses forces et chassait le RDPC dans un territoire qu’il pourrait contrôler. Nous savons avoir gagné des Communes dans la partie septentrionale du pays que le RDPC a arrachées par la force. Concernant la Constitution. La loi fondamentale d’un pays, quelqu’en soit le contenu, est sacralisée par la simple acceptation, serait-ce bon gré mal gré, du peuple souverain. La Constitution de 1972, œuvre de Mr Ahidjo, avait propulsé Mr Biya à la magistrature suprême qui avait aussitôt poussé son prédécesseur à l’exil. Nul n’a rien pu y faire. Celle de 1996, œuvre de Mr Biya, lui demande de s’en aller en 2011. Nul ne peut rien y faire. C’est cela le pouvoir sacré d’une Constitution ! L’Union Démocratique du Cameroun (UDC) a toujours dénoncé la Constitution du 18 janvier 1996 qu’elle juge trop présidentialiste. Elle avait été taillée sur mesure pour garantir au président Biya quatorze autres années de règne sans partage. Sortant d’une situation de trouble sociopolitique qui avait failli l’emporter, Mr Biya l’avait aussitôt promulguée pensant que deux septennats seraient une éternité. La vie n’a pas été drôle pour les citoyens camerounais qui ont vu leur pays s’enfoncer du jour au jour dans le gouffre de la misère. Pourtant, et surtout à cause de leur attachement à la paix, ils ont résisté. En tant que parti politique, Union Démocratique du Cameroun (UDC), avait pensé pouvoir contribuer à l'élaboration d'une Constitution à l'image d'un pays qui souhaiterait se démocratiser. Toutes ces propositions ont été rejetées de manière méprisante. Pour avoir cohabité 11 années avec cette Constitution bancale de 1996, les Camerounais peuvent encore la supporter trois années de plus pour y puiser la satisfaction de voir Mr Biya faire ses valises. Aujourd’hui le compte a rebours a commencé. Dans trois ans, la Loi fondamentale qui leur avait imposé Mr Biya, devra le mettre à la porte du palais de l’Unité et le peuple camerounais recouvrira sa totale souveraineté bafouée et sa liberté de construire enfin une Nation forte et prospère. Après 2011, le peuple camerounais se dotera d’une Constitution élaborée sur la base d’un consensus général. A l’heure qu’il est, Le parti au pouvoir n’est pas confronté à la volonté d’un quelconque parti d’opposition, fut-il l’UDC. Mr Biya et le RDPC font face à la volonté populaire. C'est ce peuple sur lequel ils marchent et qu'ils piétinent sans vergogne depuis 25 ans qui, au respect de la Constitution RDPciste , ne voudrait donner aucune chance à l'actuel Président de la République de rempiler en 2011. Dans ce bras de fer qui oppose le régime de Yaoundé au peuple camerounais, nous ne pouvons nous aligner que derrière le gagnant qui sera sans conteste le peuple souverain. Avant le traditionnel discours de fin d'année du Chef de l’Etat à la Nation , l'Union Démocratique du Cameroun avait initié et fait signer par de nombreux citoyens, une pétition qu’elle avait transmise au Chef de l'Etat. En lui rappelant qu'à trop tirer sur la corde il risque de la casser, nous le mettions en garde contre un toilettage constitutionnel qui n'aurait pour but que de lui ouvrir la voie pour un prochain mandat. Par ailleurs, lors de sa dernière conférence de presse tenue le 17 décembre 2007 dans la salle de réunion de la permanence de l'UDC à Yaoundé, le Dr Adamou Ndam Njoya, président national de l'UDC, exhortait le RDPC et son président à se préparer, malgré tout, une sortie honorable en mettant en place les différentes institutions que les Camerounais attendent depuis onze ans, à savoir: un Conseil Constitutionnel, un Sénat, une décentralisation par la création des Régions et un fonctionnement effectif du Conseil Economique et Social. A l'Union Démocratique du Cameroun, nous avons confiance au peuple camerounais qui est résolument décidé à se débarrasser de Mr Biya en 2011, si ce n'est avant, s'il persiste à ne vouloir écouter que les flagorneurs qui l'entourent. En ce moment, notre parti se projette en 2011. Fort de l’expérience acquise tout au long d’un parcours parsemé de turpitudes, de fraudes, d’abus d’autorité et de pouvoir, et de toutes sortes d’injustices, nous avons abattu un travail qui devrait garantir à notre éventuel candidat à la prochaine présidentielle en 2011, une transparente et éclatante victoire que nul ne pourra voler. Nous profitons de l’occasion qui nous est ici offerte pour transmettre les excuses des camerounais aux citoyens des Etats-Unis d’Amérique dont le pays flirte avec ses quatre cents années de régime constitutionnel, et à ceux de tous les pays amis du Cameroun qui ont été choqués par la déclaration de nos dirigeants selon laquelle la limitation des mandats présidentiels serait une disposition constitutionnelle antidémocratique. De telles bourdes, de plus en plus fréquentes, nous font douter des réelles valeurs intellectuelles de nos actuels gouvernants. Bonne et heureuse année à tous. Fait à Paris le 11 janvier 2007 Pour l’Union Démocratique du Cameroun (UDC) Le bureau exécutif du Comité de France
Sam 12 jan 2008
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