«Don't Look Up» : quatorze scientifiques ont imaginé une fin plus optimiste

Ils ont été sollicités par Netflix pour imaginer d’autres fins. Des scientifiques et activistes du climat ont écrit à la demande du réalisateur de «Don’t Look up» Adam McKay d’autres dénouements au film qui décrit la fin de l’humanité après la chute d’une comète sur la Terre.

Dans le film catastrophe diffusé par la plate-forme en fin d’année, deux astronomes joués par les stars hollywoodiennes Leonardo DiCaprio et Jennifer Lawrence ont repéré une comète filant droit vers la Terre. En tentant d’alerter sur le cataclysme à venir, ils sont confrontés aux dénis des médias, de l’opinion publique mais aussi des politiques.

«Le dénouement cataclysmique de cette allégorie du changement climatique était censé nous faire prendre conscience de la réalité, cette réalité étant bien sûr l’impact inévitable de la comète», explique le réalisateur Adam McKay dans un article publié vendredi sur le site de la plate-forme.

Une expertise mondiale

Ainsi, le réalisateur américain a demandé à quatorze scientifiques et spécialistes mondiaux du climat d’écrire un scénario pour montrer que le pire peut encore être évité et qu’il est encore temps d’agir.

Parmi les personnes interrogées figure notamment la Française Valérie Masson-Delmotte, paléoclimatologue et co-présidente du Giec, ce groupe d’experts climat de l’ONU. Pour la scientifique, les héros du film peuvent pallier l’inaction des puissants en formant un groupe de jeunes scientifiques, capables de concevoir un système de défense innovant qui déviera la course de la comète.

A côté, on retrouve également le texte final de l’éthnologue et anthropologue Jane Goodall, rendue célèbre pour son expertise sur les chimpanzés et leurs rapports avec l’homme. Pour la primatologue, le milliardaire qui est responsable dans le film de l’annulation de la mission de la dernière chance, pourrait renoncer à son funeste projet après un sermon de sa petite-fille: «Grand-père c’est ma planète aussi et c’est mon futur qui est en jeu». Alors, «ses paroles atteignirent le cœur qui bat à l’intérieur de l’homme d’affaires. Il passa un coup de téléphone. Et la mission pu reprendre», écrit-elle.

On peut également lire le texte de la diplomate costaricaine Christiana Figueres. Pour l’ancienne négociatrice des Accords de Paris pour l’Onu en 2015, l’issue se trouve dans le soulèvement de la population mondiale. Pour la première fois dans l’Histoire, un référendum mondial est mis en place et où chaque citoyen est appelé à voter pour : «la comète doit-elle être détournée ou minée». Et malgré une campagne de désinformation, les gens se rendent en masse dans les urnes et appellent à 60% à dévier la comète tueuse de planète.

Pour retrouver l’intégralité des textes : Et si «Don’t look up» avait une fin différente ?

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