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Samedi 26 mai 2012 6 26 /05 /Mai /2012 17:15

Comité dOrganisation 10 Mai

 

Communiqué depresse

Paris, le 26 mai 2012

 


Synthèse :
Rendez-vous à Matignon ! Le CRAN et le Comité d'Organisation 10 Mai donnent rendez-vous à celles et ceux qui le souhaitent mardi 29 mai à 17h15 précises, au métro Varenne (angle rue de Varenne-boulevard des Invalides). Nous marcherons ensemble vers Matignon pour demander au premier ministre, autrefois maire de Nantes, de mettre la question des réparations à l'agenda de la République française.

 

***

 

Le 23 mai dernier, le CRAN organisait à la Villette un débat public sur les réparations liées à l'esclavage. Etaient invités des représentants de l'ONU, de l'UNESCO, de l'Union Africaine, du MIR (Mouvement International pour les Réparations), et de nombreuses personnalités issues de l'Outre-Mer français. Les débats ont été passionnés et exigeants ; des questions légitimes et graves ont été soulevées  : à qui a profité la traite négrière ? Peut-on réparer les dommages liés à l'esclavage. Si non, pourquoi ? Si oui, comment ?

 

Le 25 mai, Libération a consacré une double page à ce sujet: http://www.liberation.fr/societe/2012/05/24/esclavage-sang-dommages-et-interets_821206 . C'est la première fois qu'un quotidien national évoque ainsi la question des réparations, qui était jusqu'ici un tabou. Il est temps désormais que la représentation nationale soit saisie de ce dossier. C'est pourquoi le CRAN et le Comité d'Organisation 10 Mai invitent celles et ceux qui le veulent à se retrouver mardi 29 mai, à 17h15 très précises, au Métro Varenne (angle rue de Varenne-boulevard des Invalides). Puis, nous marcherons ensemble vers Matignon.

 

Il ne s'agit pas d'une manifestation ; nous n'aurons ni bannière, ni banderole ; il s'agit simplement d'une démarche solennelle et citoyenne. Nous souhaitons être entendus et reçus par le premier ministre, autrefois maire de Nantes, et nous lui demanderons de mettre enfin ce sujet à l'agenda de la République française. L'article 5 de la loi Taubira, finalement écarté, prévoyait des réparations : il est temps de remettre cette question à l'ordre du jour.

 

Contact 

Louis-Georges Tin

+33 619 45 45 52

tinluigi@aol.com

 

ThéoLubin,

               +33 6 06 78 42 13

               comitedixmai@gmail.com

 

 

               Peter Lema

               +33 7 70 86 22 31  

               petlema@hotmail.com

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Lundi 21 mai 2012 1 21 /05 /Mai /2012 19:03



La présence chinoise en Afrique et ses impacts environnementaux : le cas du Tchad

Le mercredi 13 juin 2012 de 15h00 à 17h00 à l'AFD, 

5 rue Roland Barthes, 75012 Paris, salle Jacques Alliot 
Métro/RER Gare de Lyon
 

 

L’essor des investissements chinois en Afrique s’accompagne d’inquiétudes, qui concernent notamment leurs impacts écologiques dans les pays hôtes.


Une idée dominante considère que le faible niveau d’exigence environnementale et sociale constitue l’avantage comparatif des entreprises chinoises pour accéder aux ressources naturelles africaines, face à leurs concurrentes occidentales avantagées par leur implantation ancienne et leurs technologies avancées.

Cependant, les principes et la mise en œuvre de la gestion environnementale par les entreprises chinoises demeurent largement méconnus.


 Informations sur la conférence

S’INSCRIRE
(attention, nombre de places limité)
 

 Programme 

15h: Ouverture par Robert Peccoud, directeur du département de la Recherche de l’AFD

15h 15 : Présentation de l’ouvrage « Une compagnie pétrolière chinoise face à l’enjeu environnemental au Tchad » par Geert van Vliet et Géraud Magrin

15h45 : Intervention des panelistes à partir de leur lecture de l’ouvrage

Discussions avec la salle

17h : clôture 

 
Du 29 mai au 2 juillet, l’AFD organise le cycle « des idées pour le développement » : 5 conférences interdisciplinaires abordant des thématiques variées. Ces rendez-vous constituent un cadre de réflexion sur les problématiques de développement, et offrent un nouveau lieu de débat et de rencontre entre chercheurs, étudiants, professionnels de divers horizons et grand public.

 Retrouvez le programme de toutes les conférences

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Jeudi 10 mai 2012 4 10 /05 /Mai /2012 19:04

 

INVITATION

Perspectives macro-économiques de l’Afrique : maintenir la croissance malgré un environnement mondial plus incertain.
- En partenariat avec le FMI -
29 mai 2012
à 14h30
AFD – 5 rue Roland Barthes – 75012 PARIS
Salle Jacques ALLIOT 

 

 

Dans une conjoncture marquée par la reprise hésitante de l’activité dans le monde, l’environnement international des économies d’Afrique subsaharienne demeure incertain et pourrait menacer les bonnes performances de croissance observées sur ce continent depuis plusieurs années.

Autour de la présentation du rapport du FMI sur les perspectives économiques en Afrique subsaharienne et de l’étude de l’AFD sur les structures d’exportation en zone Franc, cette table ronde est l’occasion de s’interroger sur les défis que les pays de la région auront à affronter à brève échéance, notamment à travers deux questions portant sur la gestion de leurs ressources naturelles et sur leur intégration au commerce mondial.

Informations sur la conférence

- S’INSCRIRE -

(attention, nombre de places limitées)
 

- Roger Nord, (Directeur-adjoint Département Afrique du FMI)

- François-Xavier Bellocq, (Responsable de la division Analyse macroéconomique et risque pays de l’AFD)

Du 29 mai au 2 juillet, l’AFD organise le cycle « des idées pour le développement » : 6 conférences interdisciplinaires abordant des thématiques variées. Ces rendez-vous constituent un cadre de réflexion sur les problématiques de développement, et offrent un nouveau lieu de débat et de rencontre entre chercheurs, étudiants, professionnels de divers horizons et grand public.

 Retrouvez le programme de toutes les conférences

 

 

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Mercredi 9 mai 2012 3 09 /05 /Mai /2012 08:51

Bonjour,

  

Merci de trouver ci-dessous et en fichier joint, le communiqué de presse (en français et en anglais) relatif a la 34e réunion ministérielle du Comité consultatif permanent des Nations Unies chargé des questions de sécurité en Afrique centrale (UNSAC), du 14 au 18 mai 2012 à Bujumbura, au Burundi.

  

 

Cordialement

 

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Afrique centrale : la 34e réunion du Comité consultatif de l’ONU sur la sécurité se tient au Burundi du 14 au 18 mai

 

  

UNOCA/Bujumbura (Burundi) - 9 mai 2012. La 34e réunion du Comité consultatif permanent des Nations Unies chargé des questions de sécurité en Afrique centrale (UNSAC) aura lieu du 14 au 18 mai à Bujumbura, la capitale du Burundi. Elle permettra aux experts et aux ministres des Affaires étrangères des pays membres d’évaluer, entre autres, la situation géopolitique et sécuritaire, et de proposer des solutions aux problèmes qui menacent la paix et la stabilité de la sous-région.

 

  

Les participants feront aussi le point sur les progrès enregistrés dans le cadre des processus de ratification de la « Convention de l’Afrique centrale pour le contrôle des armes légères et de petit calibre, de leurs munitions, et de toutes les pièces et composantes pouvant servir à leur fabrication, réparation et assemblage ». Cette Convention a été adoptée le 30 avril 2010 à Kinshasa (République démocratique du Congo) lors de la 30e réunion de l’UNSAC. Le Bureau régional des Nations Unies pour l’Afrique centrale (UNOCA) encourage les Etats concernés à prendre les mesures nécessaires pour favoriser l’entrée en vigueur de cet important instrument avant les cérémonies marquant le 20e anniversaire de l’UNSAC prévu en décembre 2012 à Brazzaville, au Congo.

 

  

L’UNOCA assure le Secrétariat de l’UNSAC depuis mai 2011. A ce titre, il joue un rôle clé dans l’organisation pratique des réunions du Comité. Quatre membres de sa délégation sont à Bujumbura depuis le 8 mai pour les derniers réglages avec le gouvernement burundais et tous les autres acteurs impliqués dans la préparation et l’organisation de cet événement biannuel.

 

  

La 33e réunion de l’UNSAC s’est tenue à Bangui (République Centrafricaine) du 5 au 8 décembre 2011. Elle a été marquée plusieurs décisions, dont l’adoption d’une « Déclaration sur une Feuille de route pour la lutte contre le terrorisme et la Non-prolifération des armes en Afrique centrale ». Les modalités de sa mise en œuvre seront abordées lors de la rencontre de Bujumbura où le chef de l’UNOCA, M. Abou Moussa, délivrera un message du Secrétaire général de l’ONU, dont il est par ailleurs le Représentant spécial pour l’Afrique centrale.

 

 

L’UNSAC compte onze membres : l’Angola, le Burundi, le Cameroun, le Congo, le Gabon, la Guinée Equatoriale, la République Centrafricaine, la République démocratique du Congo, le Rwanda, Sao Tomé et Principe, et le Tchad.

 

 

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Central Africa: 34th Meeting of the UN Advisory Committee on Security from 14 to 18 May in Burundi

 

UNOCA / Bujumbura (Burundi) - 9 May 2012. The 34th meeting of the United Nations Standing Advisory Committee on Security Questions in Central Africa (UNSAC) will be held from 14 to 18 May in Bujumbura, the capital city of Burundi. It will allow technical experts and Foreign Ministers of the 11 member states to assess, among other things, the geopolitical and security situation in the sub-region, and propose solutions to challenges threatening peace and stability in the sub-region.

 

Participants will also review progress in the ratification of the "Convention of Central Africa for the control of small arms and light weapons, ammunition and all parts and components that can be used for their manufacture, repair and assembly". The Convention was adopted on 30 April 2010 in Kinshasa (the Democratic Republic of the Congo) during the 30th UNSAC Meeting. The United Nations Regional Office for Central Africa (UNOCA) encourages Member States to take all the necessary measures to ensure the entry into force of this important instrument before the 20th anniversary celebrations of UNSAC scheduled to be held in December 2012, in Brazzaville, Republic of Congo.


UNOCA assumed the Secretariat functions of UNSAC in May 2011, playing a key role in the organization of UNSAC meetings. Four members of UNOCA’s delegation arrived in Bujumbura on 8 May for final preparations and consultations with the Government of Burundi and other stakeholders involved in the organization of the event.

 

UNSAC Ministerial Meetings are held twice a year. The 33rd session was held in Bangui (Central African Republic) from 5 to 8 December 2011. Several important decisions were taken during the session, including the adoption of a "Declaration on a Roadmap for the fight against terrorism and the non-proliferation of weapons in Central Africa". The modalities of its implementation will be discussed in Bujumbura, where the Special Representative of the Secretary-General for Central African and Head of UNOCA, Mr. Abou Moussa, will deliver a message from the UN Secretary-General.

 

 

UNSAC Member States are: Angola, Burundi, Cameroon, Central African Republic, Chad, Congo, Democratic Republic of Congo, Equatorial Guinea, Gabon, Rwanda and Sao Tome and Principe.

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Dimanche 6 mai 2012 7 06 /05 /Mai /2012 18:10

DU 14 AU 18 MAI, BUJUMBURA, BURUNDI 

34EME Réunion du Comité consultatif permanent des Nations Unies chargé des questions de sécurité en Afrique centrale (UNSAC). 

Le Burundi accueille, du 14 au 18 mai, la 34e réunion du Comité consultatif permanent des Nations Unies chargé des questions de sécurité en Afrique centrale (UNSAC). Les Etats membres examineront la situation géopolitique et sécuritaire dans la sous-région depuis la derniere rencontre, qui a eu lieu a Bangui (RCA), du 5 au 8 décembre 2011. Ils feront aussi, entre autres, le point sur les progrès enregistrés dans le cadre des processus de ratification et de mise en œuvre de la Convention de Kinshasa "pour le contrôle des armes légères et de petit calibre, de leurs munitions et de toutes pièces et composantes pouvant servir à leur fabrication, réparation et assemblage". 

Le Secrétariat de l`UNSAC est assuré depuis mai 2011 par le Bureau régional des Nations Unies pour l`Afrique centrale (UNOCA) dirigé par Monsieur Abou Moussa. A ce titre, UNOCA joue un role clé dans la facilitation de l`organisation des réunions de l`UNSAC. Il compte onze membres : l’Angola, le Burundi, le Cameroun, la République centrafricaine, le Congo, le Gabon, la Guinée Equatoriale, la République démocratique du Congo (RDC), le Rwanda, Sao Tomé et Principe, le Tchad. 

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Lundi 30 avril 2012 1 30 /04 /Avr /2012 17:13

Communiqué de presse Paris, le 30/04/12

Le CRAN félicite Mbathio Bey, première Miss Black de France

A l'issue de la soirée qui se tenait le 28 avril dernier, salle Wagram, à Paris, le CRAN tient à féliciter Fred Royer, l'organisateur de l'événement, Mbathio Bey, première Miss Black de France, et toutes les jeunes filles qui ont participé à ce concours.

De fait, la soirée a été particulièrement réussie, ponctuée par les interventions de chanteurs, de danseurs ou d'humoristes. Les jeunes filles présentes ont rivalisé d'élégance, bien sûr, mais ont aussi tenu à expliquer les raisons très politiques de leur engagement, lié à la faible représentation des femmes noires dans l'espace public.

C'est évidemment le message du Conseil Représentatif des Associations Noires de France. « Beaucoup de gens se sont indignés, à propos de cette élection, qui ne s'indignent guère lorsqu'on leur parle des discriminations que vivent des millions de Français au quotidien », a remarqué Louis-Georges Tin, président du CRAN.

Ces derniers jours, certains ont accusé les organisateurs d'être communautaristes. Mais comment ne pas voir que le vrai communautarisme est celui des élites françaises, refermées sur elles-même, reléguant les noirs, et a fortiori les femmes noires, doublement discriminées, aux marges de la société ?

Certains ont accusé les organisateurs d'avoir mal choisi leur moment, entre les deux tours. Mais comment ne pas voir que la question noire, et plus largement la question des discriminations, ont été particulièrement occultées pendant cette campagne ? Par conséquent, c'était justement le bon moment pour interpeller l'opinion publique.

Certains accusent l'événement d'exciter davantage le Front National. Mais, le score important de Marine Le Pen doit-il pousser les noirs de France à raser les murs, à baisser la tête ou à s'enterrer ? Ne doit-il pas au contraire les pousser à redresser la tête, à se montrer encore davantage, à résister plus que jamais ?

Au terme de la soirée, le président du CRAN a déclaré : « Ces derniers temps, dans leur grande bonté, certaines personnes ont tenté d'expliquer aux noirs de France comment ils devaient s'organiser (ou plutôt renoncer à s'organiser), comment ils devaient se tenir en public, bref, comment ils devaient faire pour être de « bons noirs ». Le CRAN remercie ces bons conseilleurs et ces dames patronesses, mais leur suggère plutôt de mettre leur énergie au service de la lutte contre les discriminations en France », a conclu Louis-Georges Tin.

Contact : Louis-Georges Tin Président du CRAN

+33 6 19 45 45 52

-- 
Catherine BRIS
catherine.bris@yahoo.fr
Secrétariat du CRAN
www.lecran.org
06 60 83 25 24
01 48 77 52 88
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Mardi 17 avril 2012 2 17 /04 /Avr /2012 23:59

http://youtu.be/EI8BeFIlUXg 

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Samedi 14 avril 2012 6 14 /04 /Avr /2012 21:52

Madame/Monsieur,

 

A l’occasion des dix ans du NEPAD (New Partnership for Africa’s Development), l’agence du NEPAD (L’Agence de développement de l’Union Africaine), l’Association Sciences Po pour l’Afrique (ASPA) et l’Institut du développement durable et des relations internationales (Iddri) vous invitent à une table ronde à Sciences Po Paris le 26 avril 2012 de 19h à 21h  à  l’Amphithéâtre Albert Caquot, 28 rue des Saint Pères, 75007 Paris.

 

Cette table ronde qui a pour thème « NEPAD : 10 ans après, quelles stratégies pour le développement de l’Afrique dans un contexte de crise financière internationale » sera animée par :

 

- M. Ibrahim Assane Mayaki, Secrétaire Exécutif du NEPAD, Ancien Premier Ministre du Niger

- M. Pierre Jacquet, économiste en chef de l’Agence Française de Développement (AFD)

- M. Sebastien Treyer, Directeur des Programmes à l’IDDRI

 

Votre présence à cette séance de réflexion et de partage d’expérience sera très appréciée.

 

http://www.facebook.com/events/427830243910490      

 

Très cordialement,

 

Lagassane Ouattara

Président de l’ASPA

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Samedi 14 avril 2012 6 14 /04 /Avr /2012 21:50

UNOCA/Communiqué de presse N° - 26

 

LRA : l’ONU et l’UA apaisent les personnes déplacées dans un camp en RD Congo

 

► MM. Abou Moussa et Francisco Madeira se sont entretenus vendredi 13 avril avec des victimes de l’Armée de résistance du Seigneur (LRA) ayant fui leurs villages pour s’installer sur le site de Linakoyo, près d’une base de la Mission de l’ONU pour la stabilisation de la RDC à Dungu, dans la Province orientale. Ils leur ont expliqué qu’ils partagent leurs peines et les ont rassurés de la détermination de leur institution respective à continuer à œuvrer pour qu’elles retrouvent une situation normale.

 

UNOCA/Dungu (République démocratique du Congo), 13 avril 2012 Les quelque 600 personnes (selon les ONG) déplacées et installées sur le site de Linakoyo (Dungu) du fait des attaques de l’Armée de résistance du Seigneur (LRA) ont vécu un moment particulier vendredi 13 avril.  Dans la grande cour de ce camp, elles ont accueilli le Représentant spécial du Secrétaire général de l’ONU et chef du Bureau régional des Nations Unies pour l’Afrique centrale (UNOCA), M. Abou Moussa, et l’Envoyé spécial de l’Union africaine (UA) pour la question de l’Armée LRA, M. Francisco Madeira.

 

« Nous sommes venus vous dire que nous sommes préoccupés par la situation difficile que vous vivez. Nous tenons surtout à vous rassurer que l’Union africaine et les Nations Unies, ainsi que tous nos partenaires sommes mobilisés afin de mettre fin aux atrocités de la LRA », a résumé M. Madeira. Il a saisi cette opportunité pour expliquer aux victimes les initiatives conjointes entreprises depuis plusieurs mois par l’UA et l’ONU. Il a aussi évoqué l’importance de la Force régionale d’intervention (FRI) autorisée par l’UA pour traquer Joseph Kony, le leader de la LRA, et ses hommes. M. Madeira a officiellement présenté aux populations le commandant de ladite Force, le Colonel ougandais Dick Prit Olum.

 

« Je vous encourage à apporter au colonel Olum l’appui nécessaire pour la réussite de sa mission. Il a été désigné pour mettre toute son expérience et son expertise militaire à contribution pour neutraliser tous les criminels qui menacent votre vie », a dit l’Envoyé spécial de l’UA pour la question de la LRA, sous les applaudissements de la foule.

 

M. Abou Moussa n’a pas caché son émotion face aux problèmes humanitaires auxquels sont confrontés les déplacés. « Notre vœu le plus cher est que vous retournez chez vous et que vous continuez à vaquer à vos occupations habituelles. Nous allons tous continuer à travailler pour que cet objectif soit atteint », a souligné le chef de l’UNOCA. Les témoignages de deux représentants des populations concernées l’ont davantage touchés. Ils ont mis l’accent sur l’absence d’eau potable, les difficultés d’envoyer les enfants à l’école ou de se faire soigner et, de façon générale, « les conditions de vie insoutenables » dans le site, où vivent 168 familles (selon les ONG), dont une femme qui, il y a trois mois, a dû abandonner ses deux enfants de 4 et 6 ans à  Durba, un village situé à 225 kilomètres de Dungu. « Je n’ai pas de leurs nouvelles. Je ne sais pas ce qu’ils sont devenus », témoigne-t-elle, éplorée.

 

« Nous sommes conscients de tous vos problèmes. Nous allons intensifier la sensibilisation auprès des différentes parties prenantes afin qu’une solution durable soit trouvée. L’idéal étant, comme je l’ai déjà dit, qu’on puisse créer un environnement propice pour que vous rentrez chez vous », a noté M. Moussa, félicitant le travail que mènent des agences des Nations Unies et plusieurs ONG présentes sur le terrain. Une séance de travail avec ces entités a permis d’échanger des points de vue sur la façon de renforcer la coopération et la coordination avec les Forces que l’Union africaine s’apprête à déployer à Dungu, où se trouvent déjà les troupes congolaises et celles de la MONUSCO. MM. Abou Moussa et Francisco Madeira ont apprécié l’esprit de collaboration qui existe déjà entre ces différents acteurs, y compris en ce qui concerne le recueil et le partage des informations sur les attaques de la LRA. Ils ont été notamment édifiés sur les techniques de collecte et d’analyse des statistiques. Un exposé a été présenté sur ce sujet par le Lieutenant-colonel Md Mizanur Rahman, coordonnateur du Centre conjoint de renseignements et d’opération (MONUSCO) et le brigadier général Shabbir Ul-Karim, Commandant de la Brigade d’Ituri, une zone militaire située au Nord-est de la RDC.  « Nous analysons toutes les données qui sont portées à notre connaissance, ce qui peut expliquer les écarts souvent constatés entre les chiffres des organisations humanitaires et ceux que nous diffusons », ont-ils souligné, réagissant aux préoccupations de MM. Moussa et Madeira sur cette question cruciale. « Nous faisons des recoupements nécessaires en tenant compte de plusieurs indices et du mode opératoire de la LRA », précisent les deux officiers.

 

MM. Abou Moussa et Francisco Madeira quittent Dungu samedi 14 avril pour Obo (Sud-est de la République centrafricaine). L’étape congolaise leur a permis de toucher du doigt les réalités et les dégâts de la LRA. Elle a été aussi marquée par une réunion avec les autorités de Kinshasa (Premier ministre, ministres de la Défense, de la Justice et des Affaires étrangères), des diplomates (Ambassadeurs des USA, de Russie et représentant de l’Union européenne) et des collègues de la MONUSCO.

 Contact presse/UNOCA : Norbert N. Ouendji - Responsable de l’Information publique, Porte-parole ouendji@un.org ▪ +241 05 72 23 23

 

 

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Lundi 2 avril 2012 1 02 /04 /Avr /2012 19:41

Si vous ne voyez pas ce message cliquez ici

COMMUNIQUE DE PRESSE

2 avril 2012

 

Mali : Il est urgent de protéger les populations civiles

 

Les groupes armés touaregs et islamistes qui ont pris les villes de Kidal, Gao et Tombouctou (au nord du Mali) sont tenus de protéger les populations civiles dans les zones sous leur contrôle, a dit Amnesty International aujourd’hui.

 

À Gao, l’organisation a reçu des informations signalant la présence d’hommes armés qui tirent en l’air et pillent des bâtiments publics et privés, notamment l’hôpital.     

 

Un témoin vivant à Gao a dit à Amnesty International : « Des gens armés entrent dans les maisons et pillent. Ils tirent en l’air et nous sommes terrifiés. On nous a laissés sans défense ».

 

À Gao, une femme enceinte a dû accoucher dans la rue car des hommes armés étaient en train de piller l’hôpital. Un autre patient de cet hôpital, privé de soins médicaux, est décédé.

 

 « Ces groupes armés qui ont conquis ces villes au cours de ces trois derniers jours doivent veiller à ce que des atteintes aux droits humains ne soient pas commises et lorsque cela est le cas, ils doivent éloigner de leurs rangs toutes les personnes impliquées dans ces actes », a déclaré aujourd’hui Gaëtan Mootoo, chercheur d’Amnesty International sur l’Afrique de l’Ouest.

 

« Il faut mettre à terme aux pillages afin que les populations civiles puissent vivre en sécurité ».  

 

« À Gao, notamment, il y a une atmosphère de terreur et de confusion. Les populations doivent être rassurées et savoir qu’elles ne risquent rien si elles décident de rester ».

 

À Tombouctou, un jeune homme, qui marchait dans la rue, a été tué hier par une balle perdue.

 

Alors que le chaos ne cesse de croître, un nombre sans cesse important de personnes fuient leurs maisons.

 

Un habitant de Kidal a dit à Amnesty International ce matin : « Je tente de fuir la ville avec ma famille mais il y a une liste d’attente à la gare routière. J’espère pouvoir avoir un ticket mercredi ».

 

Un groupe d’opposition armé touareg, le Mouvement national de libération de l’Azawad (MNLA), a lancé une insurrection armée dans le nord du pays fin janvier 2012.

 

Un groupe islamique, Ansar Dine, qui affirme vouloir appliquer la charia au Mali, combat également l’armée malienne.

 

Depuis le début de cette insurrection, plus de 200 000 personnes ont quitté le nord du Mali dont quelques 100 000 ont trouvé refuge dans les pays voisins (Mauritanie, Niger, Algérie et Burkina Faso).

 

« Il existe un réel risque de crise humanitaire car les agences humanitaires éprouvent des difficultés à avoir accès aux populations en détresse », dit aujourd’hui Gaëtan Mootoo. « Cette situation est aggravée par le fait que toute la région du Sahel fait face à une grave crise alimentaire».

 

La situation continue d’être instable à Bamako dix jours après le coup d’État militaire qui a renversé le gouvernement du Président Amadou Toumani Touré.

 

Le dirigeant de la junte militaire s’est engagé à restaurer l’ordre constitutionnel le dimanche 1er avril, quelques heures avant l’ultimatum posé par la Communauté des États d’Afrique de l’ouest (CEDEAO) qui a exigé leur retrait du pouvoir sous peine de sanctions.

 

Amnesty International France

Service presse - Aurélie Chatelard / Laure Delattre / Marilyne Griffon 01 53 38 65 77 - 65 41 - 65 75 

Créée en 1961, Amnesty International est un mouvement mondial et indépendant plus de 3 millions de personnes qui œuvrent pour le respect, la défense et la promotion de tous les droits inscrits dans la Déclaration universelle des droits de l’homme de 1948. Amnesty International a reçu le Prix Nobel de la paix en 1977. Amnesty International France (AIF) a été créée en 1971. Son financement repose sur la générosité du public (plus de 200 000 donateurs), sur les ventes de produits de soutien et les cotisations de ses membres (près de 20 000). AIF est agréée par le Comité de la charte du don en confiance.

www.amnesty.fr - www.amnesty.fr/RSS/Communiques - @amnestypresse

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